etIsménie. 5
aimer. Il ne fut ni craint ni aimé. Onopposa une armée à la sienne ; et uneseule bataille finit la guerre. Un soldatnouvellement arrivé dans l’armée des13actriens, fit des prodiges de valeur ;il perça jusqu’au lieu où combattaitvaillamment le roi d’Hircanie , et lefit prisonnier. Il remit ce prince à unofficier ; et, sans dire son nom, il alloitrentrer dans la foule: mais, suivi parles acclamations, il fut mené commeen triomphe à la tente du général. Ilparut devant lui avec une noble assu-rance ; il parla modestement de sonaction. Le général lui offrit des récom-penses; il s 'y montra insensible: il voulutle combler d’honneurs ; il j parut accou-tumé.
Aspar jugea qu’un tel homme n’étoitpas d’une naissance ordinaire. Il le fitvenir à la cour ; et quand il le vit, il seconfirma encore plus dans cette pensée.Sa présence lui donna de l’admiration; latristesse même , qui paroissoit sur sonvisage, lui inspira du respect; il loua savaleur, et lui dit les choses les plusflatteuses. Seigneur (lui dit l’étranger),excusez un malheureux que l'horreur desa situation rend presque incapable de
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