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7 (1805) Lettres familières
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A R S A c 15

Ce nétoit pas seulement la tendresseet un sentiment de pitié qui donnoientcette curiosité à Aspar. Il vouloit atta-cher cet homme extraordinaire à lacour de Uactriane ; il désiroit de con-noitre à fond un hoznme qui étoit déjàdans lordre de ses desseins , çt quildestinoit dans sa pensée aux plus grandeschoses.

Létranger se recueillit un moment,et commença ainsi :

Lamour a fait tout le bonheur et toutle malheur de ma vie. Dabord il iavoifsemée de peines et de plaisirs ; il ny alaissé dans Ja suite que les pleurs, lesplaintes et les regrets.

Je suis dans la Médie, et je puiscompter dillustres aïeux. Mon pèreremporta de grandes victoires à la tètedes armées des Mèdes. Je le perdis dansmon enfance, et ceux qui mélevèrentme firent regarder ses vertus commeJa plus belle partie de son héritage.

A l'âge de quinze ans, on. métablit.On ne me donna point ce nombre pro-digieux de femmes dont on accable enMédie les gens de ma naissance. Onvoulut suivre la nature, et mapprendreque, si les besoins des sens éloient