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7 (1805) Lettres familières
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13
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ET ISMÉNIÏ. l3

Je la quittai, et, plein dimpatienceet damour, jallai par-tout donner mesordres. La porte de lappartérnent de laprincesse lut fermée. Je pris tout ce cpieje pus emporter dor et de pierreries. Jefis prendre à mes esclaves divers chemins,et partis seul avec Ardasirc dans lhor-reur de la nuit ; espérant tout, craignanttout, perdant quelquefois mon audacenaturelle , saisi par toutes les passions ,quelquefois par les remords mêmes; nesachant si je suivois mon devoir, oulamour, qui le fait oublier.

Je rie vous dirai point les périls in-finis ; que nous courûmes. Ardasire ,malgré la foiblesse de son sexe, înen-courageoit; elle étoit mourante, et elleme suivoit toujours. Je fuyois la pré-sence des hommes ; car tous les hommesétoient devenus mes ennemis : je necherchois que les déserts. Jarrivai dansces montagnes qui sont remplies detigres' et de lions. La présence de cesanimaux me rassuroit. Ce nest point ici,disois-je à Ardasire, que les eunuquesde la princesse et les gardes du roi deMédie viendront nous chercher. Maisenfin les bêtes féroces se multiplièrenttellement, que je commençai à craindre.