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7 (1805) Lettres familières
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26 A R S A c t

» perdant un cœur qui ne brûle que» pour vous. Comment pouvez - vous» savoir si, ne vous voyant plus, jaurai I» le courage de soutenir la vie P lit si je J» meurs, barbare ! pouvez-vous douter»» que ce ne soit par vous ? O Dieux !-» par vous, Arsace ! Mon amour, si J» industrieux à saffliger, ne mavoit ja- 1» mais fait craindre ce genre de supplice. *» Je crojois que je naurots jamais à« pleurer que vos malheurs, et que je i» serois toute ma vie insensible sui\ les J

» miens.» ' j

Je ne pus lire cette lettre sans verser tdes larmes. Mon cœur lut saisi de trisrtesse; et au sentiment de pitié se joignitun cruel remords de faire le malheur dece que jaimois plus que ma vie. i

11 me vint clans lesprit dengagerArdasire à venir à la cour ; je ne restaisur cette idée qu'un moment.

La cour de Margiane est presque laseule dAsie les femmes ne sont pointséparées du commerce des hommes. Leroi étoit jeune : je pensai quil pouvoittout, et je pensai quil pouvoit aimer.Ardasire auroit pu lui plaire, et cetteidée étoit pour moi plus effrajante quemille morts.