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7 (1805) Lettres familières
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36
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Z& A R. s A C F.

surpris moi-même de mon inconstance*Le lendemain on entra flans ma chambre?on me rendit les habits de mon sexe, etle soir on me mena chez celle dont lidéemenchantoit encore. Japprochai delle,je me mis à ses genoux , et, transportédamour , je parlai de mon bonheur, jeme plaignis de mes propres refus , jedemandai, je promis , jexigeai , josaitout dire , je voulus tout voir ; jalloistout entreprendre. Mais je trouvai unchangement étrange ; elle me parut gla-cée ; et lorsquelle meut assez découragé,quelle eut joui de tout mon embarras,elle me parla , et j'entendis sa voix pourla première fois : Ne voulez-vous pointvoir le visage de celle que vous aimez?.,..Ce son de voix me frappa ; je restai im-mobile ; jespérai que ce seroit Ardasire,et je le craignis. Découvrez ce bandeau,me dit-elle. Je le fis , et je vis le visagedArdasire. Je voulus parler, et ma voixsarrêta. Xamour, la surprise , la joie,la honte, toutes les passions me saisirenttour-à-tour. Vous êtes Ardasire, luidis-je. Oui , perfide , répondit-elle , jela suis. Ardasire, lui dis-je dune voixentrecoupée, pourquoi vous jouez-vousainsi dun malheureux amour ? Je voulus