Z& A R. s A C F.
surpris moi-même de mon inconstance*Le lendemain on entra flans ma chambre?on me rendit les habits de mon sexe, etle soir on me mena chez celle dont l’idéem’enchantoit encore. J’approchai d’elle,je me mis à ses genoux , et, transportéd’amour , je parlai de mon bonheur, jeme plaignis de mes propres refus , jedemandai, je promis , j’exigeai , j’osaitout dire , je voulus tout voir ; j’alloistout entreprendre. Mais je trouvai unchangement étrange ; elle me parut gla-cée ; et lorsqu’elle m’eut assez découragé,qu’elle eut joui de tout mon embarras,elle me parla , et j'entendis sa voix pourla première fois : Ne voulez-vous pointvoir le visage de celle que vous aimez?.,..Ce son de voix me frappa ; je restai im-mobile ; j’espérai que ce seroit Ardasire,et je le craignis. Découvrez ce bandeau,me dit-elle. Je le fis , et je vis le visaged’Ardasire. Je voulus parler, et ma voixs’arrêta. X’amour, la surprise , la joie,la honte, toutes les passions me saisirenttour-à-tour. Vous êtes Ardasire, luidis-je. Oui , perfide , répondit-elle , jela suis. Ardasire, lui dis-je d’une voixentrecoupée, pourquoi vous jouez-vousainsi d’un malheureux amour ? Je voulus