ET ISMÉNIE. 65enlever, et, après la mort de sa sœur,il l’avoit placée sur le tréne.
Aspar avoit rendu éclatante Penlre-vue d’Arsace et Isménie. Il se ressou-venoit de la dernière sédition. 11 crojoitqu’a près avoir pris sur lui de mettreIsménie sur le Irène , il n’étoil pas àpropos qu’il parût encore avoir contri-bué à y placer Alsace . Il avoit pourmaxime de ne faire jamais lui-même ceque les autres pouvoient faire, et d’ai-mer le bien , de quelque main qu’il pûtvenir. D’ailleurs, connoissant la beautédu caractère d’Arsace et d’Isrnénie , ildésiroit de les faire paroi Ire dans leurjour. Il vouloit leur concilier ce respectque s’attirent toujours les grandes âmesdans toutes les occasions où elles peu-vent se montrer. Il cherehoit à leurattirer cel amour que l’on porte à ceuxqui ont éprouvé de grands malheurs. Ilvouloit faire naître celte admiration quel’on a pour tous ceux qui sont capablesde sentir les belles passions. Enfin ilcrojoil que rien n’éloit plus propre àfaire perdre à Arsace le titre d’étranger,et à lui faire trouver celui de Baclrien »
dans tous les cœurs des peuples de laBact liane.
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