88 Discours.
» poir ? et si ce que nous vous reprO-» citons comme une foiblesse, nous ne» devions pas plutôt vous Je reprocher» comme un crime ? »
Avocats , nous n’aurions jamais laforce de soutenir de si cruels reproches,et il ne seroit jamais dit que vous auriezété plus prompts à manquer aux pre-miers devoirs, que nous à vous les faireconnoilre.
Procureurs , vous devez tremblertous les jours de votre vie sur votreministère ! Que dis - je ? vous deveznous faire trembler nous-mêmes. Vouspouvez à tous momens nous fer/nefles jeux sur la vérité, nous les ou-vrir sur des lueurs et des apparences.Vous pouvez nous lier les mains , élu-der les dispositions les plus justes, eten abuser ; présenter sans cesse à vosparties la justice , et ne leur faire em-brasser que son ombre ; leur faire espé-rer la fin , et la reculer toujours ; lesfaire marcher dans un dédale d’erreurs.Pour lors, d’autant plus dangereux quevous seriez plus habiles, vous feriezverser sur nous-mêmes une partie dela haine. Ce qu’il - y auroit de plus