F A M I I- I È R-E S. î3ll’argent dont vous serez convenu ; car,il me paroît que les volontés de M. Fou-quet sont si ambulatoires ( x ) , qu’ilne vaut pas la peine de rien l’aire avantqu’elles ne soient fixées.
Je suis ici dans un pays , qui ne res-semble guère au reste de l’Europe . Nousn'avons pas encore su le contenu dutraité d’Espagne ; on croit simplementqu’il ne cbangeoit rien à la quadruplealliance , si ce n’est que les six millehommes, qui iront en Italie pour faireleur cour a D. Carlos , seront Espa gnols , et non pas neutres. Il court icitous les jours, comme vous savez, toutessortes de papiers très-libres et très-indis-crets. Il y en avoit un , il y a deux outrois semaines, dont j’ai été très en co-lère. Il disoit que M. le cardinal deRohan avoit fait venir d’Allemagne avecgrand soin , pour l’usage de ses diocé-sains, une machine tellement faite, quel’on pouvoit jouer aux dés, les mêler ,les pousser , sans qu’ils reçussent au-
(I) Les difficultés que M. Fouquet faisoit naîtrecoup sur coup au sujet de la pension qui devoitÊtre stipulée, faisoient dire h M. de Montes-quieu , que l’on voyoit bien que monseigneur«avoit pas encore secoué la poussière.