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7 (1805) Lettres familières
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F A M I I- I È R-E S. î3llargent dont vous serez convenu ; car,il me paroît que les volontés de M. Fou-quet sont si ambulatoires ( x ) , quilne vaut pas la peine de rien laire avantquelles ne soient fixées.

Je suis ici dans un pays , qui ne res-semble guère au reste de lEurope . Nousn'avons pas encore su le contenu dutraité dEspagne ; on croit simplementquil ne cbangeoit rien à la quadruplealliance , si ce nest que les six millehommes, qui iront en Italie pour faireleur cour a D. Carlos , seront Espa­ gnols , et non pas neutres. Il court icitous les jours, comme vous savez, toutessortes de papiers très-libres et très-indis-crets. Il y en avoit un , il y a deux outrois semaines, dont jai été très en co-lère. Il disoit que M. le cardinal deRohan avoit fait venir dAllemagne avecgrand soin , pour lusage de ses diocé-sains, une machine tellement faite, quelon pouvoit jouer aux dés, les mêler ,les pousser , sans quils reçussent au-

(I) Les difficultés que M. Fouquet faisoit naîtrecoup sur coup au sujet de la pension qui devoitÊtre stipulée, faisoient dire h M. de Montes-quieu , que lon voyoit bien que monseigneur«avoit pas encore secoué la poussière.