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plaisir de vous connoitre , et dès qu’ilsvous connoitroient , qu’ils vous rece-vraient à bras ouverts. Je vous chargede leur témoigner combien je suis sen-sible aux égards qu’ils ont eus à ma re-commandation. Je vous félicite du plaisirque vous avez eu de faire le voyageavec M. ie comte d’Egmond ; il esteffectivement de mes amis , et un desseigneurs pour lequel j’ai le plus d’es-time. J’accepte l’appointement de souperchez lui avec vous, à son retour deNaples ; mais je crains bien que si laguerre continue, je ne sois forcé d’allerplanter des choux à la Brède. Notrecommerce de Guienne sera bientôt auxabois ; nos vins nous resteront sur lesbras , et vous savez que c’est toute notrerichesse. Je prévois que le traité provi-sionnel de la cour de Turin avec cellede Vienne , nous enlèvera le comman-deur de Solar, et en ce cas je regret-terai moins Paris . Djtes mille chosespour moi à M. le marquis de Breil.L'humanité lui devra beaucoup , pourla bonne éducation qu’il a donnée àM. le duc de Savoie , dont j’entendsdire de très-belles choses. J’avoue queje me sens un peu de vanité, de voir