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7 (1805) Lettres familières
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plaisir de vous connoitre , et dès quilsvous connoitroient , quils vous rece-vraient à bras ouverts. Je vous chargede leur témoigner combien je suis sen-sible aux égards quils ont eus à ma re-commandation. Je vous félicite du plaisirque vous avez eu de faire le voyageavec M. ie comte dEgmond ; il esteffectivement de mes amis , et un desseigneurs pour lequel jai le plus des-time. Jaccepte lappointement de souperchez lui avec vous, à son retour deNaples ; mais je crains bien que si laguerre continue, je ne sois forcé dallerplanter des choux à la Brède. Notrecommerce de Guienne sera bientôt auxabois ; nos vins nous resteront sur lesbras , et vous savez que cest toute notrerichesse. Je prévois que le traité provi-sionnel de la cour de Turin avec cellede Vienne , nous enlèvera le comman-deur de Solar, et en ce cas je regret-terai moins Paris . Djtes mille chosespour moi à M. le marquis de Breil.L'humanité lui devra beaucoup , pourla bonne éducation quil a donnée àM. le duc de Savoie , dont jentendsdire de très-belles choses. Javoue queje me sens un peu de vanité, de voir