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7 (1805) Lettres familières
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FAMILIÈRES. 20Ô

reverrez encore à Paris , se promenantdans son jardin avec sa petite canne,très-modeste admirateur des jésuites etdes médecins. Pour parler sérieusement,cest un grand bonheur que cet excellenthomme vive encore , et nous aurionsperdu beaucoup vous et moi. Il com-mence toujours avec moi ses conversa-tions par ces mots : Avez-vous des nou-velles de M. Cérati? Labbé de Guascoest de retour de son voyage de Langue-doc ou de Provence : vous lavez vu unhomme de bien, il sest perdu, commeDavid et Salomon. Le prince de Wur-temberg ma dit quil avoit vingt et unelemmes sur son compte ; il dit qu'ilaime mieux quon lui en donne vingt etune, quune, et il pourroil bien avoirraison. Au milieu de sa galanterie vaga-bonde, il ne laisse pas de remporter desprix à lacadémie de Paris; il a gagné leprix de larmée passée , et il vient degagner celui de celte année.

Je dois quitter Paris dans une quin-idée des médecins en général. Il vivoit dunehonnête rente viagère quil s'éloil faite ; faisantbeaucoup daumônes aux pauvres, aux maladesindigens quil voyoit tous les jours, et aux per-sécutés pour cause de Jansénisme .