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bre. Ecrivez-moi quelquefois ; j’exécu-terai vos ordres à l'égard d’Huart, et durecueil de vos Dissertations. Vous vousmettez très-fort à la raison , et il doitsentir votre générosité. Je verrai M. dela Curne; je ferai parler à l’abbé Lebeuf,et s’il n’est pas un bœuf, il verra qu’ily a très-peu à corriger à votre Disser-tation. Le président Barbot (i) devroitbien vous trouver la Dissertation per-due , comme une épingle dans la bottede foin de son cabinet. Effectivement, ilest bien ridicule d’avoir fait une inci-vilité à M. me de Pontac, en faisant tantvaloir une augmentation de loyer quenous ne toucherons point, et d’avoir simal fait les affaires de l’académie (2).Envojez-moi ce que vous voulez ajou-
(1) Secrétaire perpétuel de l’académie de Bor-deaux , homme d’un esprit très-aimable, et d’unevaste littérature , mais très-irrésolu , lorsqu’ils’agit de travailler et de publier quelque chose ;ce qui fait que les mémoires de cette académiesont fort arriérés, et que nous sommes privésd’exceliens morceaux de cet écrivain , qui sontenfouis dans son vaste cabinet.
(2) Il entend parler des affaires littéraires tparce que ce secrétaire de l’académie n’avoit ja-mais voulu se donner la peine de rédiger sesxeémoires > et d’en faire part au public.