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7 (1805) Lettres familières
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LETTRE XXXVIII.

A labbé comte DE G u A s c o.

IVIon cher abbé , ii est bon davoirl'esprit bien fait ; mais il ne faut pas êtrela dupe de lesprit des autres. Monsieurl'intendant peut dire ce quil lui plait ; ilne sauroit se justifier davoir manqué deparole à lacadémie, et de lavoir induiteen erreur par de fausses promesses. Jene suis pas surpris que, sentant ses torts,il cherche à se justifier; mais vous, quiavez été témoin de tout, vous ne devezpoint vous laisser surprendre par desexcuses qui ne valent pas mieux que sespromesses. Je me trouve trop bien delui avoir rendu son amitié, pour en vou-loir encore. A quoi bon lamitié dunhomme en place, qui est toujours dansla méfiance; qui ne trouve juste que cequi est dans son système; qui ne saitjamais faire le plus petit plaisir, ni rendreaucun service ? Je me trouverai mieuxdêtre hors de portée de lui en demanderni pojir les autres, ni pour moi ; car je

serai