FAMILIÈRES. 257
a nommé d’autres pour réexaminer l’af-faire (r). Je suis là-dessus extrêmementtranquille : ils ne peuvent dire que ceque le nouvelliste ecclésiastique a dit,et je leur dirai ce que j’ai dit au nou-velliste ecclésiastique ; ils ne sont pasplus forts avec ce nouvelliste, et ce nou-velliste n’est pas plus fort avec eux. Ilfaut toujours en revenir à la raison ; monlivre est un livre de politique, et nonpas un livre de théologie, et leurs objec-tions sont dans leur tète et non pas dansmon livre.
Quant à Voltaire , il a trop d’espritpour m’entendre ; tous les livres qu’il lit,il les fait; après quoi il approuve oucritique ce qu’il a fait. Je vous remerciede la critique du P. Gerdil (2) ; elle estfaite par un homme qui mériteroit dem’entendre, et puis de me critiquer. Je
(1) Après avoir tenu long-temps l 'Esprit desLoix sur les fonts , la Sorbonne jugea à proposde suspendre sa censure. C'est peut-être une desplus sages démarches quelle ait faites depuislong-temps.
(2) Barnabite , alors professeur à l’université de Turin , et maintenant précepteur du prince dePiémont , homme de beaucoup de mérite, et quis’est évertué k critiquer de grands hommes, telsque Locke , Montesquieu et J. J, Rousseau.