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7 (1805) Lettres familières
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FAMILIÈRES. 257

a nommé dautres pour réexaminer laf-faire (r). Je suis-dessus extrêmementtranquille : ils ne peuvent dire que ceque le nouvelliste ecclésiastique a dit,et je leur dirai ce que jai dit au nou-velliste ecclésiastique ; ils ne sont pasplus forts avec ce nouvelliste, et ce nou-velliste nest pas plus fort avec eux. Ilfaut toujours en revenir à la raison ; monlivre est un livre de politique, et nonpas un livre de théologie, et leurs objec-tions sont dans leur tète et non pas dansmon livre.

Quant à Voltaire , il a trop despritpour mentendre ; tous les livres quil lit,il les fait; après quoi il approuve oucritique ce quil a fait. Je vous remerciede la critique du P. Gerdil (2) ; elle estfaite par un homme qui mériteroit dementendre, et puis de me critiquer. Je

(1) Après avoir tenu long-temps l 'Esprit desLoix sur les fonts , la Sorbonne jugea à proposde suspendre sa censure. C'est peut-être une desplus sages démarches quelle ait faites depuislong-temps.

(2) Barnabite , alors professeur à luniversité de Turin , et maintenant précepteur du prince dePiémont , homme de beaucoup de mérite, et quisest évertué k critiquer de grands hommes, telsque Locke , Montesquieu et J. J, Rousseau.