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Mémoire sur le projet d'un chemin de fer de Paris à Bordeaux, partant de l'entrepôt des vins à Paris : passant par Sceaux, Buc, Rambouillet, Maintenon, Chartres Châteaudun, Vendôme... / par Alexandre Corréard
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i& CHAPITRE PREMIER.

vous donner, mais dont vous ne serez peut-être pas fâchés de retrouver ici lensemble, ne fon<

fut-ce que pour 1 offrir à ceux de vos concitoyens dont le concours pourrait être utile, à vos de 1

autorités administratives dont lassistance incessante sera si nécessaire, à vos députés dont la t

conviction et la persévérance aplaniraient beaucoup les difficultés. nah

Comme dailleurs cet ouvrage, imprimé en assez grand nombre, sadresse aussi aux popu- de s

lations intéressées, permettez-moi, Messieurs, dy prendre quelques libertés de style et de navi

formes, dy ajouter des choses sans doute inutiles pour vous; en un mot, de lui donner la tour- ceril

nure familière dun avertissement général; je pourrai ainsi offrir des renseignements néces- ] a ]j|

saires et mappuyer de certaines maximes, devenues triviales, mais quon oublie toujours pré- gaicl

cisément lorsquil faudrait les mettre en pratique. ciati

Deux localités ont un égal besoin de voies de communication : lune les obtient prompte- q

ment, lautre les attend long-temps ou toujours; celle-ci ne manque pas daccuser de partialité s en (

les chambres et le gouvernement. Cela est-il juste? non, si la première a fait tous ses efforts denc

pour réussir, et si la seconde sest endormie. c ] e n

Aide-toi, le ciel taidera; Jupiter veut quon se remue, disent les dieux de la fable au charre- train

tier embourbé. Frappez et on vous ouvrira, demandez et vous obtiendrez, nous dit lÉvangile. raier

Ainsi, de tous temps, en tous lieux, et pour toutes choses, la sagesse divine commande à qui n

a besoin de secours, de saider, de se remuer, de frapper, de demander; et lexpérience uni- écarl

yerselle conseille dinsister, de revenir à la charge cent fois, mille fois sil en est besoin. En la ra]

toutes choses, ou peu sen faut, le succès est à ce prix. des g

Appuyons ce précepte dun exemple récent, bien notable, et dont lautorité est ici tout àfait décisive. Im

On na pas encore oublié laffaire si fameuse des canaux et de la canalisation des rivières. Dans De

le centre et dans le midi, comme dans le nord, le gouvernement envoya des ingénieurs faire les autreétudes. Certainement, il ne leur avait pas recommandé de favoriser le nord plus que le midi Su

et le centre ; tous ces ingénieurs avaient un égal intérêt à faire le plus et le mieux possible pour chost

les départemens ils opéraient. Mais le centre et le midi, brillent tant dintelligence et vage,dactivité, se dirent : Laissons faire ^gouvernement et ses ingénieurs; le nord, lindustrie fonds

manufacturière a plus avancé lesprit^dassociation, le caractère local, plus persévérant, eaux

se rebute moins de la lenteur des formes légales, et suit avec un zèle plus constant les affaires geursadministratives, le nord sest dit : Laissons faire le gouvernement et ses ingénieurs, poussons- Si ]

les sans cesse, et de plus faisons aussi nous-mêmes, avec des ingénieurs à nous. Les départe- coma

ments du nord ont donc formé ou accueilli et soutenu de riches compagnies, dont les ingénieurs ùéjà I

ont fait promptement les études nécessaires ; la partie éclairée des populations sest portée aux n iageienquêtes légales; les autorités, partageant le zèle général, ont pressé lenvoi, lexamen, lau- ll >arcl

torisation des projets, et quest-il arrivé? au bout de quelque temps le midi et le centre accu- Qu

saient le gouvernement davoir beaucoup favorisé le nord, les travaux marchaient bien et f°r

plus vite que partout ailleurs. Mais, en conscience, était-ce bien le nord que le gouvernement ^ ll r °'

de cette époque aurait pensé à favoriser? eb! non; le nord sétait favorisé lui-même ; il sétait SUrt ° laidé, remué; il avait frappé, demandé, insisté; il sétait associé et avait fait lui-même tous les