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Des considérations d’économie politique et de haute administration rendent, pour ainsi dire,impossibles les variantes de tracé entre Versailles et Tours , puisqu’on ne pourrait, sans man-quer à ces graves considérations, s’éloigner des villes de Versailles, Rambouillet, Épernon ,Maintenon, Chartres,Bonneval , Cliâteaudun, Cloye,Morée, Vendôme, Château-Regnault,Reuny, Vernou, Vouvray et Tours .
Ce n’est donc que pour aller de Paris à Versailles que quatre directions sont possibles :
La première , par la rive droite de la Seine ; c’est celle qui a obtenu la préférence commechemin spécial de Paris à Versailles , quoique ce tracé ait un développement de 24,000 m. etoes pentes de 5 mill. par mètre.
La deuxième de Paris à Versailles par Sèvres , la plus naturelle et la plus courte, mais la plusdéfectueuse sous le rapport des pentes qui sont de 7 mill. ij2 par mètre ; son parcours n’étaitT ae de r6,goo m., en partant de la place de la Concorde et arrivant à Versailles , sur la placed’armes. Ce tracé est celui qui pouvait satisfaire le plus convenablement aux habitudes desvoyageurs et qui aurait donné les plus grands revenus.
La troisième , partant de la rive gauche de la Seine et passant par Bellevue, offre des avan-tages sous le rapport des pentes, qui ne sont que de L\ mill. par mètre, et de son développementqui n est que de 18,000 m.; mais son point de départ ( la rue d’Assas ) n’est ni assez central, niassez près du sol naturel (le chemin est élevé de i 5 m. au-dessus du sol ) pour présenter degrandes facilités à un mouvement considérable de marchandises et de voyageurs.
Enfin la quatrième , partant de l’entrepôt des vins, remontant la vallée de la Bièvre et tou-chant à Versailles par un petit embranchement de 2,000 m. vis-à-vis de Bue.
C’est cette dernière direction que nous avons adoptée pour les motifs suivants :
Ne se composantque d’une pente uniforme(de trois millimètres par mètre) beau coup plus doucequecelles de toutes les autres directions, et, en outre, parcourant une vallée peuplée de 32 ,000 âmes,en grande partie industrielle, elle offre tous les avantages qu’il était permis d’espérer pour s’élever,par la pente la plus douce possible, des bords de laSeine sur le faîte du Perray, qui sépare le bassinde la Seine du bassin de la Guéville, dans lequel se trouve Rambouillet . Ce dernier bassin conduitdans celui de l’Eure. De l’embouchure de la Guéville, près de Maintenon , le tracé remonte lavallée de l’Eure , où il touche la ville de Chartres ; il continue à rem onter cette vallée jusqu’auvillage de Thivars ; là il quitte la vallée de l’Eure pour s’élever sur un second faîte qui séparecette vallée de celle du Loir; il franchit ce second faîte près du village de Saint-Loup ; de ce"village il redescend jusqu’à la ville de Bonneval, et il suit la vallée du Loir où il dessert Château-dun, Cloyes, Morée et Vendôme; de Vendôme , il s’élève par une pente de trois millimètrespour fianchir le faîte de Martigny ( c’est le troisième entre Paris et Tours ) qui sépare le bassinc u Loir de celui de la Loire; près de Martigny commence la vallée de la Brenne que suit le tracé,^ans laquelle sont situées les villes de Château-Regnault, Reuny, Vernou et Vouvray.
Si, pour obtenir le meilleur tracé possible, il ne s’était agi que d’éviter les pentes et les contre-petites en s abstenant de franchir deux des faîtes, celui de Saint-Loup et celui de Martigny ,b aurait pas été impossible; mais on aurait été obligé, à partir du Perray, de parcourir leeau de la Beauce en s éloignant de toutes les villes et de toute la population active, située