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SIXIÈME PARTIE. — DÉPARTEMENT D’INDRE-ET-LOIRE . 89
l’inconvénient, comme on peut le voir, de présenter deux faîtes de plus à franchir : celui si-tué entre Tours et Montbazon, vers Chambray, et celui qui sépare Montbazon de Sainte-Maure ,entre Sainte-Catherine et Sorigny. On doit en outre remarquer que, pour s’élever de la valléede l’Indre, vers Montbazon , sur le faîte Sorigny, la distance horizontale n’est que de 5 ,000 m. ;et la hauteur à franchir d’environ 60 m.; la distance horizontale entre la Creuse et Sainte-Maure est de 10,000 m., et le sol des bords de la Creuse étant à 5 o m. au-dessus du niveau dela mer, la différence de leur niveau est donc de 5 o m. ; par conséquent, la pente générale entreces deux points serait de 5 mill. par mètre. On aurait d’ailleurs plusieurs faîtes à franchir; celuientre la iVlanse et le ravin de Draclié, et le faite entre cette dernière rivière et la Creuse . Toutesces difficultés nous ont paru très grandes; elles n’auraient eu de résultats satisfaisants quesous le rapport de la distance horizontale qui aurait été plus courte de 5 lieues 1 72 ; mais on doitremarquer qu’entre Tours et les Ormes on 11e trouve que Saint-Avertin, Montbazon , Sorignyet Sainte-Maure dont les populations soient de quelque importance, et elles ne montent en-semble qu’à 6,189 habitants.
Pour donner une idée plus exacte des avantages et des inconvénients que présenterait le tracépar Montbazon , nous allons entrer dans quelques détails.
De Tours aux Ormes deux directions sont possibles ; la première viendrait passer à Montba-zon , remonterait la vallée de l’Indre jusqu’à l’ouverture d’une vallée, qui se dirige vers le sud etque j’appellerai vallée cle Saint-Branchs, village situé sur le bord de cette vallée. De Saint-Branchs le tracé se porterait sur Louans, et de Louans sur le bois Saint-Martin, puis sur laVolière, et de ce point il descendrait une petite vallée qui conduit à Sainte-Maure; il vien-drait ensuite passer à Draché, Laselle et les Ormes. Le développement de ce tracé serait de6r,ooo m. De Montbazon, au passage de la Creuse , les pentes seraient, au minimum, de 5 mill.par mètre.
Le deuxième tracé ne différerait du précédent qu'à partir de la vallée de Saint-Branchs : il re-monterait l’Indre jusqu’à la vallée de l’Echandon, puis il remonterait cette vallée jusqu’à sonorigine en passant parTauxigny, Sainte-Bauld, Mantelan; de ce village, le tracé se porterait surcelui de la chapelle Blanche, situé près de l’entrée de la vallée de l’Evre, suivrait cette vallée ettoucherait les villages de Bornan, Marcé, le hameau du Grignon; viendrait traverser la Creuse au confluent de l’Evre pour, de là, se porter sur les Ormes. Ce tracé présenterait des pentes plusdouces, mais il y en aurait encore de 5 mill. par mètre. Son développement serait de 3 ,000 m.plus long que le précédent, il aurait donc 64,000 m. de parcours.
Le premier tracé desservirait une population de 71,01 3 habitants, savoir : celle des trois can-tons de Tours qui est de 47 ,o 54 habitants, celle du canton de Montbazon qui est de 1 5 ,147 ha-bitants, et celle du canton de Sainte-Maure qui est de 8,812 habitants.
Le deuxième tracé desservirait les populations des cantons suivants : Tours , les trois can-tons, 47,o54 habitants; Montbazon : 1 5 ,1 47 habitants; Ligueil : 9,383 habitants; La Haie :7 >° 4 a habitants; ensemble 78,624 habitants.
Comparons maintenant ces deux résultats à celui des populations que dessert le tracé par lavallée de la Loire et de la Vienne , auquel nous avons donné la préférence. Vouvray : 12, 678 ha-
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