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FRANCE ORIENTALE.
blent appartenir au commencement de l’époque quaternaire. Plustard M. Levallois (1), à qui l’on doit des travaux importants sur letrias de l'est de la France,a donné sur cette localité une notice par-ticulière , où l’on voit que, tout en admettant l’origine ignée de laroche noire d’Essey, qui fait partie d’un dvke injecté 2i travers leterrain stratifié, à 120 mètres au-dessus de la plaine environnanteet à ô27 mètres d’altitude, rien n’autorise à penser que ce soit lesrestes d’un ancien volcan, comme le croyait Gaillardot.
Les trois mamelons basaltiques qui surmontent la côte d’Esscysont, dit M. Élie de Beaumont (2), alignés N. 6° O. Le plus sep-tentrional est une petite hutte reposant sur la dolomie blanc jau-nâtre des marnes irisées; celui qui est au sud paraît occuper lamême position, et celui du milieu, le plus élevé des trois, est entourépar le grès inférieur du lias. Des fouilles pratiquées au sommet dela colline ont permis d’observer le basalte en place, et d’v recon-naître des prismes à cinq ou six pans, semblables à ceux des volcansdu Vivarais , et contenant aussi du fer oxydulé et du péridot (3).
L’analyse de cette roche ayant donné à M. Braconnot (/i) deshuiles empyreumatiqucs et de l’ammoniaque, ce chimiste en avaitconclu la présence de matières organiques, et par conséquent l’ori-gine sédimentaire, non seulement des basaltes d’Essey, mais encoredu trapp de Raon-l’Étappe et d’autres roches des Vosges regardéescomme pyrogènes. Il s’appuyait en outre sur ce que les vrais ba-saltes de l’Auvergne et de diverses localités, caractérisés par lepéridot, ne donnent point de produits ammoniacaux. Mais M. Le-vallois , dans la note précitée, a parfaitement démontré combien étaitpeu fondée la conséquence que M. Braconnot avait déduite de sesrecherches.
Dans le département de Saône-et-Loire le basalte se montre surplusieurs points. Au sud-est d’Autun , près du Drevin, M. de Bon-
( I ) Observations sia la roche ignée <l'Essey-la-Côte ; in-8. Nancy ,1846.
(2) Explication de la carte géologique de la France , vol. II,p. 56. 1848.
(3) Guibal, Mém. sur les terrains du département de la Meurthe ,inférieurs aux calcaires jurassiques , p. 14.
(4) Analyse comparative du trapp de Raon-l’Etappe et du ba-salte de la côte d’Essey ( Ann. de la Soc. d’émulation des Vosges ,vol. III, p. 401, 1 838 ; — Mém. de là Soc. roy. de Nancy , 1839,p. 79 ; — Ann. de chimie et de phys., vol. LXVII, p. 104-109 ; —Ann. des mines, 3 e sér., vol. XV, p. 565).