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Pyrénées
orcidcntiiles.
Béziers et de Narbonne , et nous renverrons le lecteur à ce mémoirepour des détails qui ne pourraient trouver place ici.
Depuis les travaux de Palassou et de SI. Dufrénoy, on s’est peuoccupé des roches amphiholiques ou diorites (ophites Palass.) (1)qui ont surgi çà et là sur les deux versants des Pyrénées , à un mo-ment qui coïnciderait avec le soulèvement des Alpes orientales, le-quel marque la fin de l’époque tertiaire et la sépare de l’époquequaternaire. Les points où ces roches se sont fait jour ont été scru-puleusement indiqués sur la Carte géologique de la France , à la-quelle nous renvoyons aussi pour que l’on puisse juger de leur ré-partition géographique. Nous avons eu occasion d’en dire quelquesmots (2), et M. de Collegno (3) a particulièrement décrit les dio- 1rites des pouys d’Euse et d’Arzet près de Dax. Les roches qu’amentionnées M. Gendre (4) dans la vallée d’Espel-Oura, près deBidarray, sont probablement du même âge. Au lieu dit Tourchilenia,le grès rouge est traversé par un massif de roches de près de 1200mètres de long, suivant l’axe de la vallée, et perpendiculaire à la di-rection de la chaîne. La roche principale serait une mimosite, d’a-près la détermination de M. Gordier, ou un agrégat à grains linsde pyroxène et de feldspath verdâtre. Presque partout altérée et dé-composée à la surface, elle est tendre, violacée et rouge foncé, quel-quefois celluleuse, passant à la wacke et à la spilite. j
Les couches bitumineuses de Baslennes reposent sur un dio- *
(1) On ne comprend pas pourquoi on n’a pas conservé au motophite sa véritable signification telle qu’elle avait été consacrée parAlex. Brongniart, avec cette sagacité et cette justesse qui caractérisenttous ses écrits. Quelques personnes ont préféré laisser cette dénomi-nation aux roches fort mal caractérisées par Palassou , et qui sont,pour la plupart, comme le dit fort bien Brongniart, des diorites(grunstein ou diabase). Le mot prasnphyre qu'a proposé Boblaye étaitaussi parfaitement inutile pour désigner Xophite antique, véritabletype de l’ophite tel que nous l’entendons. On doit à M. A. Delesseun excellent travail sur les variétés de cette roche qu’il a observéesdans les Vosges et qu’il désigne sous le nom de porphyre de Belfay[Bull., 2 e sér., vol. IV, p. 792, 1847). Par les motifs énoncés précé-demment, nous rejettons le nom à'ophiolite pour reprendre celui deserpentine, et ainsi sera prévenue la confusion que croyait éviterBoblaye par l’introduction du mot prasophyre.
(2) D’Archiac, Mc/n. de la Soc. géol. de France , vol. II, p. 167.1836.
(3) Bull., vol. X, p. 309. 1839.
(4) Compt. rend., vol. XIII, p. 83. 1841.