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PENINSULE IBERIQUE.
Les points les plus remarquables de ce pays vulcanisé sont lesmontagnes du Cruscat et de Santa-Margarita-dcl-Cot, à une lieueau sud-est d’OIot. Les roches ignées s’v élèvent à 250 mètres au-des-sus de leur base. La première offre, du côté del’O. et dans toute sahauteur, une fente par laquelle se sont épanchées les laves; laseconde a un véritable cratère de 225 mètres de diamètre sur 62 deprofondeur. Le mont Sacopa, sur la pente méridionale duquel setrouve la ville d’OIot, a la forme d’une demi-sphère, et un cratèrebien caractérisé en occupe le sommet. La même disposition s’observeau Monlalivet, au I’uig de la Garrinada, au Batet, etc. Au sud duvolcan de Santa-Margarila, on remarque des excavations ouvertesdans les cendres volcaniques, et, à une lieue plus loin, la route estjonchée de Nummuliles provenant de la désagrégation des calcairespar l’effet de la chaleur. Près du pont, les couches fossilifères sontredressées jusqu’à la verticale par les basaltes. A l’est de Castcll-follis, au-dessus du ruisseau Fluvia, une coupe naturelle met à dé-couvert une immense colonnade de basalte gris ou cendré, danslaquelle on distingue jusqu’à cinq rangées de prismes qui repré-sentent, sur une grande échelle, le phénomène que nous décrironsau cap de Gale.
La première apparition de ces volcans semble avoir eu lieu à lalin des dépôts nummulitiques que l’auteur rapporte à la formationcrétacée, et leurs manifestations se sont prolongées pendant toutel’époque tertiaire pour cesser avant les temps historiques ou pen-dant l’époque quaternaire. Les tremblements de terre très violentsont encore été ressentis dans ce pays en 1421, 1427 et 1428 , etdes excavations d’où sortirent des flammes furent, dit-on, obser-vées alors sur divers points (I).
M. Cook, dans son esquisse de l’Espagne (2), avait déjà signaléautour de Carthagène des trachyles associés à des grès et courantdans la direction du district volcanique d’Almazarron, localité re-marquable par le développement des phénomènes ignés et par la
(1) Don Francisco Bolos, pharmacien d'Olot , décrivit en 1796 lesenvirons de cette ville. Son mémoire, publié seulement en 1820( Mem. de agricidt. r avtes de Baicelonc ), a été augmenté et publiéune seconde fois en I 84 I par F. Carbonell. On y trouve beaucoupde détails sur les roches volcaniques de ce pays.
(2) Skelches in Spnin duri/ig t/ie rems 1829-1832, 2 vol. in-8.Paris , 1 834.