ITALIE SEPTKNTMUXALE.
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Le diorite, la svénitc et la serpcnlinc, que l'on rencontre entrecelle dernière ville et Biella , seraient tons du même âge, d’aprèsM. Sismonda (1), cl la différence de leurs caractères s’expliqueraitpar la différence des circonstances qui, eu faisant changer l’état d’a-grégat ion des roches, doivent avoir aussi modifié l'affinité entre lessubstances élémentaires qui les composent. On peut, en effet, remar-quer entre elles des passages dus à une action métamorphique quel’auteur désigne sous le nom de métamorphisme par cristallisation.Il le distingue des deux autres sortes de métamorphisme : l’un, quia lii'ti toutes les fois que la roche d’épanchement s’est mélangéeavec les couches qu’elle a traversées, comme à la sortie des por-phyres quarlzifêrcs de Crevar.uore, etc., l’autre par la combinaisondes principes seulement mélangés auparavant. La plus grande partiedes roches stratifiées des Alpes du Piémont seraient le résultat de cedernier mode.
Si, négligeant pour le moment les mélaphyres qui forment plu-sieurs massifs entre Biella et le lac de Guarde, au milieu des rochessecondaires, nous pénétrons dans le Tyrol méridional, nous remar-querons que M. llertrand-Geslin (2), après avoir signalé diverses co-quilles (Gérites, Huîtres, Arches, Vénus) dans les tufas volcaniquesbréchiformes, associés aux porphyres pyroxéniques du Seisser-Alpet des minéraux semblables aussi à ceux des roches ignées de Mon-tecchio-Maggiorc (Vicenlin), pense qu’il y a la plus grande analogieentre ces deux localités, et que les porphyres pyroxéniques sontarrivés au jour pendant l’époque tertiaire. Ces porphyres noirs sont,relativement au tufa bréchiformequi les accompagne, dans la mêmeposition que les trachytes du Cantal . Les tufas sont d’ailleurs la ro-che dominante, et les porphyres, plus abondants seulement vers lebas, forment plutôt des amas que des nappes régulières.
Quant aux calcaires désignés sous le nom de dolomie du Tyrol,ils étaient magnésiens lors de leur formation, et ne doivent nulle-ment leur état dolomilique à l’influence des porphyres noirs dontl’arrivée a pu leur faire prendre seulement la texture cristalline. Dusommet du mont Jumella, composé de tufas et de porphyres py-roxéniques , j’ai pu, dit l’auteur, me faire une idée exacte dela surface occupée par ces mêmes porphyres. Ce n’est en réalitéqu’un point entouré d’une ceinture immense de crêtes et de masses
Tyrol
meridion
(t) Ibid., 2' sér., vol. IX. 18 A G. — L'Institut, 19 août 1846.(2) Bull., vol. VI, p. 8. 1834.