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ITALIE SEPTENTRIONALE.
semblent participer à la fois de la demi te, de lapumiteel même du lufa,et qui se présentent en filons. La perlite existe au Monlc-Sieva, àMonlc-Nuovo et au mont Menonc. Dans celte dernière localité, ellese divise en prismes à trois et à cinq pans, placés horizontalement.La perlite de Monte-Catajo, d’un brun de foie avec des cristaux defeldspath disséminés, est le porphyrepcrlitiqae ( perlstcinporphyr ).Une variété jaune brun et une autre noire se trouvent dans le mêmemassif, au sommet duquel se voit une roche de l’aspect des laves.Les perliles, dont l’auteur indique huit variétés, ne seraient, suivantlui, que des trachytes qui, par leur disposition et la proportion deleurs éléments, étaient plus aptes que les autres à éprouver unedemi-fusion sous l'influence des feux souterrains. Une hrcccioletrachytique et certains conglomérats perlitiques paraissent avoirsubi l’action du feu après leur formation et un autre conglomératbrun-rouge est comparé par I)a Rio au sphérolile d’ilnich , enHongrie .
I.c même géologue a désigné, sous le nom de formation trappique,les basaltes, les waekes, etc., et il a regardé comme un basalte uneroche dans laquelle le pyroxène en masse est l’élément principal.Cette roche, qui forme le sommet du Catajo et le mont des Croci, sedistingue des autres par un certain éclat, par la fréquence de trèspetits cristaux de feldspath et par la rareté du péridot. Elle neforme pas de colonnes prismatiques ni de nappes, mais elle constituedes masses irrégulières ressemblant à un courant sorti du sommetdu Sieva, d’où le nom de sievite que lui donna Marzari.
Les roches trappéennes des monts Euganéens forment des groupesisolés et indépendants qui n’atteignent nulle part la hauteur destrachytes. Tantôt elles sont entourées et tantôt recouvertes parlescouches calcaires, ce qui n’a jamais lieu pour les autres. Ainsi, aumont Oliveto, l’amphibolite micacée, traversée par de beaux fdonsde calcédoine, semble sortir de dessous les calcaires qui l’environ-nent, et sous la maison de la préturc, à Tcolo, le calcaire rougeâtresurmonte immédiatement le basalte. Dans ces deux localités, la rochepyrogène, quoique antérieure à la roche sédimentairc, n’a été sou-levée qu’après le dépôt de celle-ci dont elle a dérangé la strati-fication.
Dans le groupe de Sieva et dans ses ramifications, le basalte atous les caractères d’une masse pâteuse qui aurait coulé du sommetde la montagne pour former les deux collines des Croci cl du Catajo,et cette éruption qui, suivant Da Rio, a eu lieu h l’air libre et non