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hautes montagnes, le long de la Rimera di Levante , entourent lesserpentines qui ont entraîné et amené au jour des fragments detoutes les couches traversées.
Les roches serpenlineuses n’ont une grande importance sur laconstitution géologique de la Corse que dans sa partie orientale.Leurs masses principales, comme l’avait observé M. Reynaud, sontdirigées N., S., un peu E., ce qui peut les faire regarder (p. 28)comme l’extrémité sud et sud-ouest de l’espèce d’ellipse irrégulièreque déterminent les serpentines de l’Italie . D’autres points extrêmesde leurs affleurements seraient, ainsi que nous l’avons dit, certainesparties de l’îlede Giglio et du mont Argentaro, d’où la limite passe-rait au pied sud du mont Amiata ; tournant après au N. et à l’O.,elle loucherait divers points de la vallée supérieure du Tibre et duval d’Arno pour traverser l’Apennin vers Cavigliaio et les monta-gnes de Bologne . D’un autre côté, la serpentine du cap Corse, àl’extrémité septentrionale de l’îlc dont nous nous occupons, s’ali-gnerait pour former la limite occidentale avec les grandes masses si-tuées a l’ouest de Gênes, entre cette ville et Savone . Passant ensuitel’Apennin , les serpentines se montrent au delà de la crête dans lesvallées de la Ilormida et d’Orba, et s’étendant alors plus à l’ouest, onen trouve plusieurs affleurements le long des Alpes , dans la vallée duPô, puis du mont Viso au Mont-Rose, dans les Grisons et les vallées |du Bergantasque. Cet espace elliptique tracé par les serpentines est 1d’ailleurs fort irrégulier, et d’immenses surfaces, comme les plaines *de la Lombardie , en sont entièrement dépourvues. j
M. Pareto n’ayant reconnu aucun fragment de serpentine dansles brèches qui ont accompagné leur sortie, ni dans des couchesregardées comme crétacées, tandis que les dépôts qui leur ont suc- jcédé en sont presque exclusivement composés, ainsi que de cail-loux roulés, de calcaires et de schistes que les roches éruptives ;ont traversés, pense que l’apparition de ces dernières et les mo- ■difications qu’elles ont produites dans les couches préexistantes |eurent lieu entre la fin de la période crétacée et la première périodetertiaire. Rien ne s’opposerait donc à ce qu’elles fussent content- jporaines de toutes celles que nous venons de rappeler, ce que jM. Reynaud avait depuis longtemps soupçonné.
Quant à l’âge des granités, on a vu qu’il y en avait d’antérieursaux serpentines (Ligurie, Alpes maritimes , les Maures et l’Esterel),et que d’autres avaient poussé des filons dans ces mêmes serpen-tines (île d’Elbe, Giglio, Monte-Cristo) ; mais c’est probablement