EUROPK CENTRALE.
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collines environnantes. Ces deux cônes arrondis et séparés au som-met se réunissent à la base. La roche constitue plusieurs variétésde trachyte, n’est pas accompagnée de scories, et paraît avoirété soulevée en masse sans avoir laissé de traces de cratère. Sonanalyse démontre que, sauf le rapport de la soude et de la potasse,qui est inverse, sa composition s’accorde avec celle des trachy-dolérites de M. Abich, roches regardées par ce dernier comme plusrécentes que le domite et le vrai trachyte. Elles contiennent 10pour 100 de silice et se rapprochent du phonolile-
On n'observe aucune relation directe entre le trachyte et les dé-pôts tertiaires du pays environnant. M. Daubeny (1) pense qu’il estplus récent et les a soulevés, mais M. de Morlot regarde les meu-lières et les conglomérats tertiaires comme parfaitement en place etindiquant le rivage et le niveau de la mer à la fin de l’époque ter-tiaire et après les éruptions basaltiques. Les carrières de meulièressont ouvertes dans un tuf trachytique cimenté par la silice que dé-posaient les sources thermales.
Dans la basse Styrie , autour du Gleichenbcrg (p. 154), le ba-salte recouvre les dépôts tertiaires supérieurs et paraît être sortiaprès le trachyte. Le basalte colonnaire, qui forme le dôme le plusélevé du pays, est aussi, d’après M. Partsch (2), le centre deséruptions basaltiques, autour duquel les tufs se sont déposés plustard. Sur d’autres points, on observe des basaltes accompagnés descories comme dans les volcans actuels. Celui de Kapfenstein en-veloppe des roches cristallines primaires modifiées, ce qui a faitpenser à l’auteur que le basalte pouvait n’être que du granité fondu ;mais cette hypothèse nous semble chimiquement bien peu admis-sible, à moins de supposer aussi certaines circonstances qui auraientamené dans le bain granitique un excès des substances qui domi-nent dans le basalte.
Un petit massif isolé, à l’ouest de Wildon , renferme des druses,des amandes et des veines cle calcédoine. U n’y a d’ailleurs point debasalte dans tout l’intérieur des Alpes , si ce n’est le petit cône deKollnilz, à une lieue au nord-ouest de Saint-Paul, dans la vallée deLavant, affluent de la Drave, au-dessous de Klagenfurt . Ce cônedomine une surface horizontale de lelim, et, sur l’un de ses flancs,