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filons el les dykes se composent de porphyre trachytique micacé,caractérisé tantôt par des cristaux de quartz, tantôt par des cristaux id’amphibole. Quelques uns renferment de la galène argentifère auxenvirons de Karatova.
Les premières éruptions trachyliques de la Macédoine ont pré-cédé la formation tertiaire moyenne qui les recouvre sur plusieurspoints et dont elle renferme les débris dans ses couches inférieures.
Ce sont les porphyres trachytiques amphibolifêres (porphyres syé- 1nitiques de M. Boué). Des éruptions plus récentes ont redressé à |Vignilza, suivant une direction N.-O., les couches tertiaires qui ont |continué à se déposer à leur base. Enfin la péridolite (porphyre ipyroxénique de M. Boué) est venue à la surface du sol après le dépôt ;de la mollasse qu’elle a soulevée, puis recouverte de ses nappes de jscories. >
En résumé, les rapports observés par M. Viquesnel, entre les jroches d’origine ignée et les terrains stratifiés de la Turquie d’Eu- ;rope, l'ont conduit à admettre les résultats suivants : « 1 0 le granité,
» la syénile et le diorile qui les accompagne, n’ont redressé que les 1» schistes cristallins; 2° la protogine, la serpentine , l’euphotide et :» le diorile associés aux deux dernières roches, ont soulevé les I■> couches crétacées; 3° le trachvte, dont les premières éruptions ;* sont antérieures à la formation tertiaire moyenne, a continué à j» s’épancher après son dépôt. » 1
M. Boué a fait remarquer en outre (p. 371 ), qu’il n’y a point debasalte en Turquie , et que la direction dominante des roches érup-tives, ancienne et moderne, est N-, S. ou N.-N.-O., S.-S.-E., cequi indiquerait que l’action ignée ne s’est guère déplacée pendantun laps de temps énorme, et qu’cllc a seulement modifié sesproduits.
Pendant son dernier voyage en Turquie , auquel il a consacrétoute l’année 1847, M. Viquesnel (1) a examiné les roches ignées,situées au nord de Péra, à Bechiklach sur le Bosphore, à Kila et hFanaraki, en face des îles Cyanées, roches que nous venons de voirrapportées généralement au trachyte, mais qu’il regarde avecM. Cordier comme des porphyres pyroxéniques, dont l’éruption estplus ancienne que ne l’avait pensé M. Virlet. Au cap Kara-Bournou,le calcaire nummulitique renferme une grande quantité de frag-ments roulés d’une roche qui parait être identique avec celle des
(t )Bull. s 2* séi\, vol. VII, p. SI 4. 18S0.