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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
Entstehung
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GRECE ET II,ES VOISINES.

Presqu’île

de

Méthaua.

manquer tout à fait. De plus, comme en Turquie , les basaltesn’existent pas en Grèce ni dans l’Archipel . Ainsi de ces deux rochesqui se sont succédé sur les mêmes poinlsdans un si grand nombrede localités du centre et de l’ouest de l’Europe , l’une, le trachyte,n’a été signalé qu’en deux endroits très distants sur sa limite occi-dentale extrême, l’autre, le basalte assez répandu sur cette mêmelimite , n’a point encore été constaté dans toute sa partie orientale,où, de même que dans le sud de l’Europe , les serpentines s’étaientfait jour longtemps auparavant.

Les trachvles de la Grèce ne s’observent que dans les îles et dans lapéninsule de Méthana. Ainsi, dit M. Virlet (1), ils se montrent dansle groupe de Sanlorin, les rochers de Christiania , l’île de Milo etprobablement celle d’Anti-Milo, dans les îles de l’Argentière,de Polino , de Polykandros, dans les écueils de Kténia, des Au-nades, de Phalkonera, de Karavi, dans la petite île de Kayméniou Belo-Poulo, puis à Poros, à Égine et dans la presqu’île de Mé-thana. Dans la partie septentrionale de l’Archipel ils existent dansles îles de -Skyros, de Samolhraki, de Lemnos et de Ténédos . Engénéral les trachytes se présentent, comme les granités et les por-phyres, en masses fendillées et fragmentaires, sans aucune trace destratification, et paraissent avoir été soulevés à l’état pâteux oupresque solide. Ils forment des pilons ou mamelons, tantôt isolés,tantôt réunis en groupes. Les dômes sont le plus ordinairement àpentes raides, très escarpées et d’un accès fort difficile.

Située à l’extrémité de l’Epidaurie et de la plaine de Trézène , lapresqu’île de Méthana forme un massif de 7A1 mètres d’altitude,presque circulaire, couronné de crêtes inégales, composé en grandepartie de trachyte, et se rattachant au sud à des calcaires compactesgris de la formation crétacée. Une coulée en nappe continue, de1"‘,60 à 2 mètres d’épaisseur, paraît avoir été précédée par un tra-chyte solide , dont les fragments constituent au-dessous un premierlit incohérent. Le trachyte est poreux et scoriacé sur ses deux facescomme les laves ordinaires. Il s’est étendu sur des calcaires et desgrès quartzeux du premier grès vert. Ici, comme à Égine , la pre-mière apparition de ces roches a précédé la formation tertiaire su-périeure. Elle a donné lieu sur ces deux points à des conglomératstrachytiques, accompagnant les dépôts sédimentaires.

(1) Géologie et minéralogie de la Morée, p. 239, in-4, avecAtlas. Paris , 4 833.