Buch 
3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
Entstehung
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GRÈCE ET ÎLES VOISINES.

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est-#ès variable; elle incline comme les autres du pourtour du cratèrevers la circonférence extérieure où elle plonge sous la mer, envelop-pant ainsi la base du terrain ancien de la partie sud de Santorin .

Le petit Saint-Élie, au nord de Skoro, paraît avoir été un centreparticulier d’éruption, d’où sont sortis les trachytes noirs, scori-fiés, et les trachytes rouges ponceux qui en entourent le pied, ainsiqu’un porphyre trachvlique brun rouge, rempli de cristaux defeldspath vitreux, et dont la pâte devient plus noire à mesure quele nombre des cristaux diminue.

Thérasia est le prolongement de la pointe septentrionale de l’el-lipse décrite par l’escarpement intérieur de Santorin , dont, suivantPline, elle a été séparée par un tremblement de terre, dans la qua-trième année de la 135 e olympiade, ou l'an 236 avant J. C. Les deuxescarpements opposés offrent en effet, à très peu près, la mêmesuccession de roches. Aspronisi, ou île Blanche, l’ancienne Auto-maté, qui marque, comme un second jalon, le périmètre de l’anciencratère, n’est qu’un écueil inhabité, moins élevé que Santorin etque Thérasia , mais formé des mêmes roches. Les escarpementsopposés d’Aspronisi et de la partie occidentale de Thérasia d’unepart, et ceux de la pointe d’Akrotiri de Santorin de l’autre, s’ac-cordent encore pour démontrer leur ancienne liaison. La date de laséparation d’Aspronisi n’est pas connue, mais M. Virlet la regardecomme ayant aussi eu lieu dans l’époque moderne.

Les îlots intérieurs, Hiéra et Thia, puis IMikro-Kaïméni, se sontélevés comme on l’a vu [ante, vol. I, p. 5A0) depuis les temps his-toriques, et Néo-Kaïméni, le dernier produit des forces volcaniquessur ce point, a paru de 1707 à 1712.

Nous ne nous occuperons pas ici de ce groupe d’îles au point devue de la théorie des cratères de soulèvement qu’on lui a appliquée, etdont nous avons dit quelques mots en parlant des volcans modernes;nous y reviendrons lorsque nous traiterons de la question théoriqueelle-même; mais nous ajouterons aux opinions déjà émises à cetégard que M. Domnando (1), tout en s’accordant pour les faits avecM. Virlet, adopie l’opinion de MM. de Buch et Élie de Beaumont qui considèrent ce groupe çonime un exemple de cratère de sou-lèvement, tandis que M. Lyell (2) y voit à la fois le résultat desoulèvements, d’abaissements et de dénudations. Ce dernier géologue

(1) Jtti délia prima riun., etc., p. 82, in-4. Pise, 1839.

(2) Quart. Journ. geol . Soc. of London, vol. VI, p. 215. 1849.