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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
Entstehung
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ASiE MINEURE.

4 f)S

et stériles des produits les plus récents du Vésuve et de l’Étna . Iln’y a que trois volcans de celte période ; tous ont à peu près lesmêmes dimensions, et sont placés à égale distance les uns des autres,circonstance qui n’avait point échappé à Strabon . Tous trois s’élèventdu milieu des petites plaines alluviales qui séparent les trois ra-meaux schisteux, et diffèrent en cela des cônes de la seconde période,situés sur ces mêmes rameaux ou dans leur voisinage immédiat.

Ta ville de Koola est bâtie à l’extrémité d’un courant de lavesorti du cratère de Karadcwit, dont le cône de scories et de cendresrougeâtres s’élève de 160 mètres au-dessus de la plaine (1). La par-tie supérieure des coulées est celluleuse et scoriacée; plus bas, laroche prend une structure imparfaitement colonnairc. Les calcaireslacustres qui se trouvent au contact ont été changés en une sub-stance jaunâtre, jaspoïde, à cassure brillante et conchoïde. Surplusieurs points on peut observer les coulées de la troisième période,superposées à celles de la précédente, ou bien entourant la base descônes de cette dernière. Le second centre volcanique, appelé aussiKaradewit, présente à son sommet un cratère parfaitement conservéet h bords fort étroits, et le troisième, nommé Kaplan-Alan, estégalement terminé par un cratère de 100 à 130 mètres de profon-deur, entouré d’un bord de 3 à k mètres seulement de largeur, etd’environ un demi-mille de circonférence. Ces trois volcans prin-cipaux sont accompagnés de petits cônes parasites, plus ou moinsnombreux, disséminés sur leurs flancs ou à leur base.

La coulée principale du Kaplan-Alan, après avoir fait éruptionvers l’E., a tourné à l'O. et s’est dirigée, en suivant la vallée et lagorge étroite de l’Hermus, jusqu’à Adala, ville distante de 13 millesde son point de départ. Le fleuve, resserré par la lave, a dû coulerpendant un certain temps sur le torrent qu’elle a formé et où il alaissé un dépôt de cailloux roulés; plus tard, il a creusé son litentre les micaschistes et la roche ignée qu’il a entamée jusqu’à uneassez grande profondeur. Ailleurs, l’Oermus s’est ouvert une issueà travers cette digue volcanique, et a changé de lit en passant de soncôté droit sur son côté gauche.

La comparaison du sol volcanique du Catacécaumène avec celuide l’Auvergne a présenté à WM. Hamilton et Strickland de nom-breuses analogies entre les phénomènes qui se sont produits sur cespoints si éloignés les uns des autres, analogies qu’ils se sont attachés

(I) Voyez aussi Ch. Texier, Y Institut. I % déc. 1 839.