ARMENIE . GEORGIE El CIRCASS1E. 485
à O. 32° N., de la Caspienne à la mer Noire , et passant au sud-est del’Alaghèz, se trouvent ia ' 'es accidents volcaniques de cetterégion. Cette ligne passe prés du volcan central éteint du Daralaglièzou Dalychlappa, touche à dix-neuf lieues de son origine leKarantych-dagh , puis successivement les cônes d’Abul Hassar sur le plateaud’Agridja avec un cratère-lac, l’Akdagfa, le Scham-Iram ou Hadieet le Kiotandagh. Ces deux dernières montagnes, où abondent l’ob-sidienne et les pumites, se trouvent sur la pente nord-ouest des mon-tagnes d’Agmangan, à cinq lieues d’Érivan . Enfin la ligne précédente,avant d’atteindre l’Alaghèz, coupe aussi le Karnijerach élevé de2570 mètres et dominant une surface stérile de dolérite au-dessusde la même ville, entre les rivières Sanga et Abarran.
Au N.-O., la ligne dont nous venons de parler passe par legrand cratère-lacduTschyldir, de 116 kilomètres de surface, et quel’auteur compare aux lacs de üracciano et delîolsena (antè, p. 393),puis par les sommets des grandes montagnes volcaniques qui sontsur la frontière de la province d’Akhaitzikhé , ancien pays des Lazeset des Chalvbes. Ces montagnes, qui renferment la principale sourcede froid des hautes terres d’Arménie , sont connues, depuis les tempsles plus reculés, par leur rude climat. On les distingue parfaitementdes hauteurs de la chaîne de Aleski au delà d’Abastuman. Les plusremarquables d’entre elles, par leursformes coniques aplaties, sont,à partir du S.-K., le Doclmspungar, l’Ardagandagh, l’Arzian etle Pozchowdagh.
Une ligne joignant le sommet des deux Ararat court parallèle-ment à la précédente, et, prolongée au S.-Ë., touche les rochespyramidales isolées de Takjaltu et du Yelanlidagh, près de Nakh-tchévan. Ces deux massifs, minéralogiquement semblables, setrouvent en outre dans une relation géologique importante parrapport aux grandes masses de sel que renferment les argiles pana-chées aux deux extrémités de la vallée de l’Araxes ( antè, vol. II,p. 957). A 37 lieues au nord-ouest de l’Ararat , la même ligne passepar le sommet du Sangaludagb, montagne volcanique couverte deforêts et qui domine la plaine de Kars (1).
La fente ouverte sur le versant sud-est du petit Ararat, toujoursdans la direction de cette ligne, qui est celle de tout le système, adonné passage à un flot gigantesque de dolérite qui s’étend dans lebassin de Nakluchévan. La branche principale de ce courant suit,
(l) Voyez W. Hamilton. .-/fût miimr, etc., vol. IL p. 189
Groupe
de
l'Arara!