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A la ligne de parlage des eaux du Tigre et de l'Euphrate , le BassinTaurus est formé de roches diallagiques, de serpentines, de schistes i-Euphraiecristallins et de calcaires (1). Dans le Guldagh et prèsd’Ayali, desroches feldspalho-pyroxéniques alternent avec les couches crétacéeset les recouvrent. Leur contact se voit sur beaucoup de points dela contrée. Dans le bassin de l’Euphrate , depuis le pied du Taurusjusqu’à Uum-Kol’ah, régnent des calcaires de la formation crétacée,cristallins, fossilifères, très disloqués, accompagnés de dolérites oude roches amphiboliques avec pyroxèneet divine, de roches pétro-siliceuses compactes, de basaltes et de basaniles. A l’entrée de lavallée de Békir-Karasu, ces produits ignés sont séparés de la craiepar des calcaires métamorphiques spililiques, des spilites rouges etdes waekites colorées en bleu par du fer phosphaté. En outre, desmontagnes isolées, coniques, formées des mêmes roches, se montrentçàet là, interrompant les strates crétacés qui constituent le pays entrel’Euphrate et Urfa , depuis Bir, au sud, jusqu’à Someïsal, au nord.
Près de Zehereh, des plateaux de craie endurcie sont recouvertsde basalte, et l’on a vu {ante, vol. Il, p. 965) la position de ces der-niers aux environs de Zénobie , où, avec, des basanites, des spiliteset desamygdaloîdes à nodules de calcaire spathique, ils recouvrentles marnes gypsifères. Aussi M. Ainsworth pense-t-il que la plainede l’Arabie est occupée, sur une grande étendue, par ces produitsignés, qui se prolongeraient depuis Palmyre jusqu’à Zénobie . Ilssont postérieurs aux derniers changements qui ont eu lieu dans laconfiguration du sol au nord des montagnes de Bushir, et entrecelles-ci et le Taurus.
Nous avons déjà parlé [ante, vol. II, p, 960 et 962) des roches Bassinpyrogènes du bassin supérieur du Tigre aux environs de Jézirah et Tigre ,dans le Kurdistan , et M. de Chancourtois (2) a fait également re-marquer l’existence de roches basaltiques qui, avec les calcaires,forment une chaîne entre Jézirah et Diarbekir . Sur ce dernierpoint, dit AI. W.-W. Smith (3), le Tigre coule sur des basaltes quel-quefois scoriacés ou amygdaloïdes, constituant des collines coniques.
Ces roches s’étendent, au sud-ouest, au-delà de Siverek,à60 millesde distance du Tigre , et de même au nord-ouest, l’espace de
(1) W. Ainsworth, Researches in Jssyria, Babylonia and Chal-dœa , p. 19, in-8. Londres , 1838. — Bull,, vol. IX, p. 348.
1838.
(2) Compt. nmd., vol. XVIII, p. 827.
(3) Quart. Journ. geol . Soc. of London, vol. I, p. 330. 1845,