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loppées par les roches pyrogènes ou mélangées avec elles (antè,vol. II, p. 981). Des veines de calcaire blanc pulvérulent ont été ren-contrées sous des nappes de basalte, et, presque toujours, les dépôtscalcaires semblent accompagner ces émissions basaltiques. Les mi-néraux contenus dans les amygdaloïdes n’auraient pas été produitsen même temps par infiltration et par sublimation, mais ils résul-teraient, suivant l’auteur, d’une attraction moléculaire, et cela, parceque le carbonate de chaux, quoique fréquent, l’est cependant beau-coup moins que les minéraux silicatés.
Le trapp, comme on vient de le dire, a poussé des veines dans legranité, les calcaires et les grès, puis il a enveloppé les chéris ouroches siliceuses, caractérisées par des coquilles d’eau douce. Or, sicomme tout porte à le croire, ces dernières sont tertiaires, une partieau moins des basaltes des monts Siebel ou de Nirmul qui formentla limite orientale de la grande région trappéenne de l’Inde seraitégalement tertiaire. Les détails dans lesquels nous sommes entré(antè, vol. Il, p. 981 et 995) ne laissent pas douter, en elfet, quecet immense épanchement de lave n’appartienne h l’époque tertiairependant laquelle il a pu s'effectuer à plusieurs reprises.
Province La Taply et la Pournah roulent leurs eaux sur un lit inégal deAurenga ad. tra pp, e(> je ] a p üur nah ] a t> ase (} cs montagnes qui supportent lehaut plateau du Deccan, une vaste plaine ondulée présente toutesles variétés des roches ignées précédentes. Celles que V. Jacque-mot) l(l) avait observées depuisNimutch, au nord de Malwa, n’avaientpoint les caractères des basaltes de l’Europe occidentale. Les diversesvariétés s’enchevêtrent les unes dans les autres et se lient par despassages minéralogiques. Les liions de quartz et les veines de carbo-nate de chaux y sont fréquents, maison n’v remarque ni amphibole,ni feldspath cristallisé, ni pyroxène, ni parties scoriacées ou réelle-ment celluleuses. Les cavités qu’on y rencontre résultent de la des-truction des zéolithes.
De Tolligaon h Aurengabad, les roches amygdaloïdes sont trèsdéveloppées, et le plateau qui domine la dernière de ces villes seprolonge au N. et au N.-O. jusqu’au delà de Doultabad, la forteressela plus célèbre de l’Inde , située sur une montagne conique entière-ment isolée et taillée à pic sur tout son pourtour (2). Ses rempartsartificiels, de 30 mètres de hauteur et même davantage, coupés
1) Luc. cit.
“2) Ibid. Profil de la forteresse de Doultabad, Atlas, pl. 70, L S.