Buch 
3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
Entstehung
JPEG-Download
 

510

presqu’île occidentale de l’inde .

Lorsqu’on gravit les collines à la base desquelles ces excava-tions ont été pratiquées, on observe des trapps décomposés, desamygdaloïdes également altérées, des veines de quartz passé à l’étatterreux et des trapps rougeâtres, cariés, dont les cavités sont rem-plies d’argile vert jaunâtre, dette roche se représente à divers ni-veaux, mais elle domine surtout vers le pied des escarpements, etc’est dans ses faux bancs que la plupart des excavations souterrainesont été creusées. On y trouve subordonné un trapp très compacte,noir et fendillé, en bancs presque horizontaux; puis viennent destrapps celluleux, passant au compacte et constituant aussi une desmasses excavées, et, au-dessus, un trapp variolitique, qui est unedes modifications les plus répandues, rempli de veines de quartzsouvent jaspoïde, de quelques décimètres jusqu’à 1 mètre de large.

Ces veines, rencontrées dans le creusement des chambres, sont sen-siblement horizontales, et on les voit dans les temples souterrains,coupant d’une large raie blanche une multitude de statues d’idolessculptées dans la roche en place. Les veines quartzeuses se montrentà peu près indistinctement dans toutes les variétés de roches trap-péennes de celte série, dans la plaine, sur les pentes des montagnesaussi bien qu’au sommet des plateaux.

Des trapps rougeâtres, empâtant de nombreux globules de quartz,avec des cristaux lamellaires blanc jaunâtre qui paraissent être dufeldspath vitreux, fritté, ont un aspect granitoïde et ressemblentaux porphyres feldspathiques ( trachyte?) du Mont-Dore . Ils sontsubordonnés à des variétés amygdaloïdes, et occupent la partiemoyenne de la montagne de Douletabad, au-dessus des escarpementsdont nous avons parlé, tandis qu’ils se trouvent vers le sommet dela série d’Ellora , d’ailleurs tout à fait comparable à celle de la forte-resse précédente. Ces roches se distinguent de celles d’Ajuntahet du plateau qui sépare cette ville d’Aurengabad, par la rareté oul’absence d’une substance cristalline noire, lamelleuse, fort abon-dante dans les variolites de Mhandou dans la chaîne de Vindhya . ;

(P. 606.) D’Ellora à Pounali, V. Jacquemont décrit les mêmesroches ignées compactes ou amygdaloïdes, solides ou terreuses, |bordant les rives du Godavery et formant les plateaux et les mon- jtagnes. Il en est encore de même autour de Pounah, où les amygda- ’

ques marques de son action. (Voyez Mallet, Asiat. Resegrches , vol. jVI, p. 397. Londres , 1801). —Sykes, Transmit, of the litermy Snr. jo-j Bombay, vol. III. j