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presqu’île occidentale de l’inde .
rité, et dont les plans sont tellement parallèles, qu’on les prendraitpour des ouvrages d’art. Les escarpements, souvent à pic, présententdans la chaîne des murailles continues, au lieu déformer des ban-quettes. Quelques uns ont jusqu’à 450 et même 900 mètres dehauteur. Lorsque les amygdaloïdes alternent avec les nappes debasalte, les premières, plus ou moins altérées et désagrégées,forment un sol peu incliné, couvert d’épaisses forêts, tandis queles pentes abruptes des seconds, demeurées intactes, contrastentfortement, par leur nudité, avec la riche végétation des partiesboisées.
L’abondance des basaltes colonnaires est un des principaux ca-ractères de la géologie du Dcêcan. Les basaltes et les amygdaloïdesles plus durs passent les uns aux autres, de telle sorte qu’on nepeut y tracer de séparation réelle qu’en suivant les plans de strati-fication, ou mieux de juxtaposition des nappes. La structure pris-matique est plus prononcée dans les basaltes que dans les amygda-loïdes, et les formes sont plus ou moins déterminées, suivant le plusou le moins de compacité de la roche. Les prismes parfaits sontgénéralement petits, à 4, 5 ou G pans; parfois cependant on entrouve d’un diamètre assez considérable. Sur quelques points onobserve une structure schisteuse ; les feuillets sont verticaux, de 5 à7 centimètres d’épaisseur, très réguliers et terminés sur toutes leursfaces par des plans parallèles. La roche constitue alors une argileendurcie, très fragile, et la régularité de ses fragments les a faitvénérer par les habitants, qui y voient une influence mystérieuseagissant sur la matière inorganique. La place en est ordinairementbarbouillée d’huile et de plomb rouge. Le basalte se présente aussien boules qui se délitent par feuillets concentriques. Les dvkes dequartz, tous verticaux, n’ont point soulevé ni disloqué les basalteset les amygdaloïdes qu’ils traversent.
Une argile ferrugineuse, formant une couche semblable à cellequi recouvre la chaussée des Géants, en Irlande , passe d’une texturefriable (au-dessus des amygdaloïdes rouges, sub-colonnaires de lasource de la Seena) ou pulvérulente (près des colonnes basaltiquesde Serroor), puis endurcie, à un jaspe terreux compacte ( sous lebasalte de Kothool). Son épaisseur varie de quelques centimètresà près d’un mètre, et on la trouve parfois sous une masse de ba-salte de 100 à 200 mètres de haut. Dans la vallée du Godavery elleprend l’aspect d’une nappe de porphyre, et elle est employée commepierre de taille. Elle renferme quelques cristaux de carbonate de