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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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AFRIQUE ORIENTALE .

dans le Tigré comme dans le Samen et le Chiré, des dépôts tertiaireset des roches trachytiques, puis des volcans éteints et des sourcesthermales.

Le pays d’Adel, dit M. Hochet d’IIéricourt (1), est généralementstérile ; il est sillonné en divers sens par des chaînes de collines,qui, comme les montagnes des environs de Toujourra (2), portentdes traces évidentes de l’action volcanique. Les laves y recouvrentd’immenses espaces, et, sur certains points, elles forment des nap-pes de 1 mètre à l n, ,50 d’épaisseur d’une roche compacte avec depetits cristaux de feldspath, tandis que, dans d’autres, l’épanche-ment a eu lieu successivement, produisant des niasses raboteuses, :vitreuses, boursoufflées, avec de gros cristaux de feldspath blanc,qui leur donnent l’aspect d’une syénite. On remarque aussi des lavesgrises avec fer titané, et quelques coulées ont jusqu’à 40 et 45 mè-tres d’épaisseur. Souvent les cônes tronqués sont entourés d’unmanteau de lave. Les coulées les plus considérables sont près de larivière d’Avvache, non loin des frontières du Choa ; on a vu {ante, |vol. I, p. 467) que dans ce même pays les sources thermales étaient ]fort nombreuses et à une température très élevée. j

Les volcans se montrent principalement à Alexitam, Gagade, Ne- 1cliellé et Segaddara (3). Près de ce dernier village, un plateau vol- jcanique, d’où le regard s’étend sur un horizon de 50 lieues, permet jde juger, par la couleur du sol et l’absence presque complète devégétation, que toute celte vaste surface a été le théâtre de phéno-mènes ignés. « J’ai visité, dit M. Hochet, le Vésuve, Stromboli et» l’Etna , mais la lave de tous ces volcans réunis ne peut servir de» terme de comparaison pour celle que ma vue embrassait du haut» du plateau de Segaddara. » Les roches pyrogènes qui se prolon-gent jusqu’aux limites du Choa sont concentrées dans la partie orien-tale de ce royaume dont le reste est occupé par des roches graniti-ques» des porphyres, des syénites, etc. Sur la frontière du pays jd’Adel, à 19 lieues à l’est d’Ankobar, sa capitale, une solfatare con- jsidérable témoigne encore de l’activité des feux souterrains dans jcette région. j

(1) Compt. rend., vol. XII, p. 732. 1841. !

(2) Village de la côte d'Afrique sur le parallèle d’Aden [antè , \

vol. II, p. 997). i

(3) Compt. rend., y ol. XII, p. 923.1841.— Bull., 2 e sér , vol. III, Ip. 541.1846.