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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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AFRIQUE ORIENTALE .

La chaîne primaire qui court N. 20° O., S. 20° E., entre KénehCoséir, est, suivant M. Rochet d’Héricourt, flanquée de basalteset de trachytes qui atteignent même les sommités. Les nappes ba-saltiques couvrent celles de trachyte, et il est probable que lesmontagnes coniques de Legetta ont, quant à leur relief, la mêmeorigine que le Cantal et le Mont-Dore . Les roches ignées se voientégalement le long de la mer où elles forment une série fort étenduede petits cônes. La coupe détaillée du désert de la Libye à Coséir,qu’a donnée M. Newbold et dont nous parlerons tout à l’heure, faitvoir en effet que les basaltes s’élèvent assez haut dans la chaîne quisépare la vallée du Nil de la mer Rouge , mais ils n’y forment pointde nappes. Ce sont des dykes traversant les schistes cristallins,adossés à l’axe granitique de la chaîne. M. Newbold ne mentionnepoint non plus de trachytes.

D’après M. Lefèvre (1), les diorites et les syénites des cataractesde Syène , se seraient produites à deux reprises. La syénite la plusancienne enveloppe des fragments de gneiss et de grès rapportés àla formation crétacée inférieure, et la plus récente forme des sailliesau pied des massifs de la précédente qu’elle a rejetée sur les côtés,constituant avec les diorites du même âge presque tous les rochersqui obstruent en cet endroit le lit du fleuve. Le diorite, intimementlié à la syénite récente, traverse la plus ancienne sous forme defilons nombreux et dirigés N.-E., S.-O.

M. Newbold (2) signale les dykes de dolérite qui se montrentsouvent dans l’espace occupé par les roches ignées et métamorphi-ques de la haute Égypte , où ils ont traversé toute la série, depuis legranité jusqu’au grès inférieur. Leur âge semble pouvoir être dé-terminé par celui des grès supérieurs à bois fossiles qui n’ont pasété dérangés et qui renferment des cailloux de ces mêmes dolérites.On a vu (antè, vol. II, p. 999) que ces grès tertiaires étaient plusrécents que les calcaires à Nummuliles dont nous avons parlé(antè, p. 204), et lesdykes doléritiques sont sans doute postérieursaussi aux calcaires crétacés que recouvrent les bancs à Numum-

clarts la haute Egypte, la Nubie, le Senriar, le Koritofan et le Dar-four (Neu. Jahrb. , 1836, 1837, 1838, 1840 et 1848).

(1) Bull., vol, X, p. 1 44. 1 839.

(2) On the geology of Egypt , etc. Sur la géologie de l’Égypte (Proceed. geai. Soc. of London , vol. III, p. 782. 1844. -- Quart.Journ. geol . Soc. of London, n° 16, p. 339. 1848).