Buch 
3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
Entstehung
JPEG-Download
 

AFRIQUE ORIENTAI,K.

529

petites dimensions, on se servait de la serpentine, du Irapp basalti-que et du vert antique. Les grandes statues de basalte sont rares au-jourd’hui, mais quelques unes des plus remarquables existent en-core dans les ruines de Karnac. Les antiquaires ont d’ailleurs pristrès souvent pour du basalte un granité foncé à mica noir et desdiorites également foncés.

Les roches granitiques n’occupent qu’une faible portion de lasurface de l’Égypte ; elles apparaissent aux cataractes de Syène ,puis dans le désert oriental où elles constituent l’axe anticlinal qui,à la latitude de Coséir, sépare le bassin du Nil de celui de la merRouge . Elles remontent au N. jusqu’au 29" 10', associées avec desporphyres, et c’est de cette dernière partie que proviennent tous lesmatériaux des monuments de la basse Élgypte. Au Gebel-Gharieb,par 28° 20' latitude, le granité atteint une altitude de 1600 mètres,suivant M. Newbold, mais MM. A. Figari et A.-H. Husson (1) assi-gnent à cette montagne 1950 mètres ou (5000 pieds au-dessus dela mer Rouge . Ils décrivent le granité de ce massif comme étantprincipalement formé de grands cristaux de feldspath rouge. Cetteroche commence au nord-nord-ouest de Ouadi-Arabah et se conti-

sumé la pâte offre à peu près la même teneur en silico que le feldspath ;sa teneur en alcalis est un peu moindre ainsi que sa teneur enalumine et même en chaux, tandis que sa teneur en oxyde de feret en manganèse est plus grande. « Ces relations entre la composi-» tion chimique du feldspath du sixième système, qui forme la base» d’un porphyre, et la pâle dans laquelle ce feldspath a cristallisé,» sont, du reste, générales et elles sont indépendantes de la couleur,» et même de l’âge des porphyres. »

Le porphyre rouge antique renferme, en outre, de l’hornblendenoire, lamelleuse, ordinairement en petits cristaux allongés, aplatiset peu nets, ne se fondant point dans la pâte, et, comme il en est demême dans des porphyres à pâte verte, M. Delesse en conclut, con-trairement à ce que l’on avait admis, que la coloration d’un porphyre,qu’elle soit verte ou rouge, lui est propre, et que l’hornblende nejoue aucun rôle dans cette coloration. Il y a encore dans la rochequi nous occupe des grains microscopiques d’oxyde de fer regardécomme du fer oligiste, mais parmi lesquels il en existe de fer oxy-dulé, au moins dans certains échantillons ; puis du quartz blanc,opaque, en veines irrégulières et dentelées qui se fondent dans lapâte. Les variétés de porphyre qui sont rouge-clair sont plus richesen silice que celles qui affectent une teinte violacée.

(1 ) Bull, de la Soc. de géographie , 3 e sér., vol. VI, p. 111.1 846.—Voyez aussi Russegger, Hcisen in Europa , Asien lirai Africa , etc.Atlas, Carte géognostique de f Egypte, 1842.

III. 34