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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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ILES ET COTES OCCIDENTALES

sous le point de vue chimique et minéralogique. Cette anomalieapparente aux conclusions que Jl. Delessc avait déduites de sestravaux sur les roches cristallines anciennes des Vosges (1) sembledevoir disparaître, si cette remarque de M. Deville se justifie, quedes différences de composition dans les masses éruptives sont eugénéral liées avec des différences de direction dans les fentes quileur ont donné passage.

Suivant une marche très rationnelle, le même géologue a com-mencé par étudier isolément les feldspaths des diverses roches deTénériffe , et il a trouvé que celui du trachyte du ravin de la Fuente-Agria, qui appartient aux pius anciens produits ignés de l’île, celuides roches rejetées par le cratère du Pic, espèce de trachyte soumisà un rccuii , et enfin le feldspath de la lave vitreuse du Pic, d’unvert foncé et qui couvre une grande partie de ses flancs du côté deChahorra, rentraient sensiblement tous trois dans la formule de l’oli-goclase. Ainsi, les roches qui constituent le massif trachytique duPic, depuis les assises les plus anciennes jusqu’aux produits les plusrécents, contiennent toutes le môme feldspath. Néanmoins les ca-ractères minéralogiques du feldspath des laves rejetées par le cra-tère laissent encore quelque incertitude.

Il était intéressant, d’après cela, de savoir quelle élai t la compositiondos roches elles-mêmes par rapport au plus important de leurs élé-ments constituants, et si l’oligoclase était aussi la substance principalede la pâte de ces roches et la partie minéralogiquement indélermi- jnable par son état ou son mélange avec d’autres substances. Or, les Sanalyses de l’auteur ont prouvé : 1 que le trachyte de Chahorra, ]d’un rose violacé, qui forme les escarpements intérieurs du cratère Ide ce nom , après en avoir enlevé une quantité assez notable de fer |oxvdulé, pouvait être regardé comme composé de 80 parties enpoids d’oügoclase , et de 20 parties d’un proto-silicate de fer et dechaux ; 2° que la lave de Chahorra , prise à sa sortie du grand cra-tère et qui est d’un vert d’herbe, tachée de jaune et non cristalline,est sensiblement composée de 92 parties d’oligoclase et de 8 partiesd’un silicate de fer indéterminé ; 3° que la lave compacte du Portillopeulêtre aussi regardée comme composéede 74,77 d’oligoclase, etde25,33 de silicate de fer et de chaux ; 4° que les obsidiennes du Pic,de Piedras-Balancas et la ponce de Ténériffe « peuvent être consi-dérées comme composées en très grande partie d’oligoclase, plus un

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(l) Hall., 2' sér., vol. IV, p. 786. 1847.