552
AMERIQUE SEPTENTRIONALE.
verse le Columbia à celte latitude sont des produits ignés, et, lorsquel’expédition américaine y passa, les deux grands cônes volcaniquescouronnés de neiges éternelles, le mont Regnier et le mont Sainte-Hélène , étaient en activité. L’année d’auparavant, à la même époque,le dernier de ces volcans avait lancé ses cendres jusqu’aux Dalles,à 50 milles de distance de son sommet.
Le mont Regnier (ou Rainier), situé au nord du mont Sainte-Hé-lène , indique suffisamment, par son profil, son origine volcanique. Ilprésente un cratère terminai et sur ses lianes des bouches parasites.Sa hauteur absolue, déterminée par l’expédition du capitaine AVil-kes (1), est de 1550 mètres. Au nord-est et à l’ouest, d’autres mon-tagnes sont également dues à l’accumulation de produits ignés.
(0. 063.) La Grande-Coulée est une sorte de vallée bordée dochaque côté par des escarpements basaltiques semblables à ceux desl’alisades de l’IIudson, et de 263 mètres de hauteur. Sa largeurvarie de 2 à 3 milles, Par places les falaises sont écroulées. Dans sapartie nord on remarque des buttes de granité, semblables à des îlesrecouvertes d’un chapeau de basalte , et appelées Iles des pierres.Leur élévation au-dessus de la ' ' e est de 217 mètres. Le fondde la Coulée est peu régulier, mais quelquefois parfaitement uni surun espace de plus de 2 milles. On y observe trois lacs sans issue.Quelques personnes ont pensé que la Grande-Coulée représentaitl’emplacement d’un ancien lac, d’autres que c’était un ancien lit duColumbia, ses deux extrémités aboutissant en effet à cette rivièrequi forme au N.-O. une large courbe dont celte dépression singu-lière serait la corde. Rien ne prouve d’ailleurs que les irapps qui labordent soient d’un âge récent. La Coulée des pierres, où la prairiese termine dans cette direction, offre encore les caractères de laGrande-Coulée et est bordée de précipices ouverts dans des rochestrappéennes ou basaltiques.
La chaîne de la Cascade , située à environ 130 milles de la côtede l’océan Pacifique , se prolonge au nord et au sud du Columbiaet se fait remarquer de loin par les cimes volcaniques puissantesqui la surmontent. En longeant cette chaîne vers le S., M. Erémonla rencontré plusieurs sortes de laves jusqu’à la rivière Fall, puisau delà vers le mont Jefferson et d’autres pics élevés. Il en signaleencore après le lac de la Pyramide et à l’extrémité du lac illon-
(I) Narrative of the Vniteil-Stutès cxploring expédition, vol. IV,p. 450.