soulevée. Les tassements qui ont succédé à ces soulèvements ontdû contribuer ensuite à rabaissement des chaînes, de même que lachute des pics les plus élevés ou des crêtes, et l’auteur cite à l’appuide cette manière de voir l’éboulemcnl du Capac-Urcu, près deRio-Bamba, qui eut lieu avant la découverte de l’Amérique . Cettemontagne, la plus élevée alors de toutes celles qui avoisinent l’équa-teur, est aujourd’hui bien moins haute que le Chimborazo (1).M. Rayes (2) a fait connaître lapickeringitc, ou alun magnésien natif,qu’il a trouvée en masses fibreuses à la surface des trachytes duPérou .
Nous avons eu souvent à mentionner les recherches de AI. Aie.d’Orbigny (3) dans la Bolivie , et quoique les phénomènes volca-niques anciens ne fussent pas l’objet spécial de ses études, il n’a paslaissé que de recueillir des faits de détail que nous rappelleronsici, après avoir renvoyé toutefois le lecteur au résumé qu’a donnéM. L. de Buch (4) sur les volcans de ce pays, résumé où sont pré-sentées avec autant de sagacilé que de précision les données acquisesà la science jusqu’en 1836.
M. Aie. d’Orbigny a décrit le cône trachytique de Tacora, dupied duquel sort le Rio de Azufre . Les eaux de ce torrent sont sa-turées de sulfate de fer et de sulfate d’alumine que l’auteur, d’ac-cord avec M. Meven (5), attribue à la présence du soufre natif quirecouvre les trachytes décomposés, tandis que, suivant AI. Pent-land (6), ces substances seraient dues aux vapeurs d’une solfatareou volcan éteint.
Après Tacora, le village le plus élevé du globe (4344 mètres d’al-titude, Pentland), se montre le massif trachytique du Chipicani(5760 mètres), dont les contre-forts sont formés de conglomératstrachyliques ou ponceux, horizontaux, renfermant une grandequantité de cristaux de quartz bien déterminés, et qui, dans la fenteprofonde du Rio-Alaure, paraissent alterner avec des porphyres
(1) Voyez, pour d’autres considérations à ce sujet, antè vol Ip. 559.
(2) Amer. Jour»., avril 1844. —■ Bibl. nniv. de Genève , vol LVp. 375. 1845.
(3) Voyage dam l’Amérique méridionale, vol. III. 1842.
(4) Descript. phys. des des Canaries, trad. française parC. Boulanger, p. 477; in-8“. Paris , 1836.
(5) Noue. ann. des voyages, 3 e sér., vol. IV, p. 166.
(6) Ibid. , p. 21.