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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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:m EXAMEN MINÉRALOGIQUE ET CHIMIQUE

pouvoir magnétique des laves et des trachytes ne varie pas toujoursdans le sens de leur richesse en fer; ainsi un irachyte du Siebenge-birge, où l’auteur a trouvé ce pouvoir le plus élevé, avait une teintegris-pâle et ne contenait pas de fer oxydulé. Les trachytes et leslaves trachytiques ne sont pas moins magnétiques que les laves, etcelles-ci, tant anciennes que modernes, ont à peu près la mêmeénergie. Comme on devait s’y attendre , d’après leur communautéd’origine, les lapillis et les cinériles ont un pouvoir magnétique quine diffère pas de celui des laves ; les bombes volcaniques, en partieà l’état de verre, en ont un très grand; le perlite et l’obsidienne enont un faible, et celui de la ponce est encore moindre. Dans celte der-nière substance il y a très peu de fer, tandis que les trassoïtes, qui enrenferment une certaine quantité, sont beaucoup plus magnétiques.

Les basaltes ont un pouvoir magnétique deux ou trois fois plusélevé que la moyenne des laves; néanmoins il ne varie pas en pro-portion de la richesse en fer, et la roche dont la teinte est le plusfoncée n’est pas toujours celle où il est le plus grand. Le pouvoirmagnétique de l’anamésite, qui est infiniment moindre que celuides basaltes, pourrait à lui seul servir à distinguer ces roches, etcelui du phonolite semble être encore plus faible. Comme dans lesbasaltes, les mélaphyres qui ont du fer oxydulé et les teintes trèsfoncées ne sont pas toujours ceux qui ont la plus grande énergiemagnétique. Ainsi, le porphyre vert antique, qui a été trouvé leplus magnétique, aune pâte d’un vert moins foncé que les autres, etil ne renferme pas de fer oxydulé. En résumé, l'énergie magnétiquedes mélaphyres bien caractérisés est un peu moindre qne celle desbasaltes.

Dans les roches à structure granitoïde (dolérite, hypérite, eupho-tide), i’augite , l’hyperslhène ou la diallage , l’un de leurs minérauxconstituants, sont généralement associés à du fer oxydulé, et la puis-sance magnétique de ces roches varie dans des limites plus étenduesque celle des roches à pâte compacte où le fer est resté en combi-naison avec la silice. La dolérite du Kaiserstuhl a un pouvoir ma-gnétique supérieur même à celui du basalte.

Dans les serpentines, il est tantôt élevé, tantôt faible. Ces rochesne renferment de fer oxydulé qu’accidentellement, et la pâte estuniformément magnétique dans toutes scs parties. La richesse enfer et la couleur ne donnent que des indications assez incertaines.La force magnétique de la serpentine ordinaire est bien supérieureà celle de la diallage et du talc. Aussi M. Delesse rejette-t-il l’opinion