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EXAMEN MINÉRALOGIQUE ET CHIMIQUE
échanges qui ont lieu pour transformer les substances minérales dela première roche en celles de la seconde, phénomènes qu’il sup-pose favorisés par la présence de l’eau de mer, laquelle pénètre jus-qu’aux foyers volcaniques.
M. Dana considère le mode de formation des substances du se-cond groupe dans les cavités préexistantes des roches, les veines, etc.,et il fait remarquer l’ordre dans lequel elles y sont ordinairementdistribuées et arrivées, et, par conséquent, leur ancienneté relative.Le quartz avec ses variétés est le plus ancien de ces minéraux, celuiqui tapisse les parois mêmes de la cavité, puis se sont déposées suc-cessivement la dalholite, la prehnite, l’analcime, la chabasie etl’harmotome, la stilbite, l’heulandite, la scolésite, la natrolile, lamésolite, la laumonite et l’apophyHile.
Les observations plus générales de M. Durocher (1) viennent seplacer naturellement ici pour clore cette partie de notre travail,exclusivement consacrée aux produits ignés que les phénomèneschimiques et physiques ont amenés de l’intérieur du globe à sasurface pendant les dernières époques géologiques.
Les éléments principaux des roches d’origine ignée se réduisentaux diverses espèces de feldspath, puis viennent le quartz, le mica,le talc, l'amphibole, le pyroxène, et enfin trois minéraux essentiel-lement magnésifères, la serpentine, la diallage et l’hypersthène.Dans les roches anciennes et modernes, il y a toujours un élémentfeldspathique variant de l’un à l’autre, mais suivant une loi encoremal connue. Le quartz n’existe comme élément constituant que dansles roches les plus anciennes de la série, et il ne se montre pointdans les roches récentes. Ainsi on pourrait déjà diviser les rochesignées en deux séries, l'une contenant du quartz libre et l’autren’en contenant point (2). Les premières étaient à un état de fusionpâteuse, assez molles pour s’injecter par des fentes et s’épanchersous forme de dômes aplatis, mais point assez fluides pour formerdes coulées. Les roches de la deuxième classe se trouvent au con-
(1) Recherches sur les roches et les minéraux des îles Féroë{Ann. des mines , 3 e sér., vol. XIX, p. 547, 1841 ; — Ibid., 4' sér.,vol. VI, p. 437, 1844).
(2) Ce caractère n’aurait qu’une faible utilité pour déterminerl’ancienneté de ces mêmes roches, puisque d’une part il y a desgranités et des porphyres quartzifères assez récents, et de l’autredes trapps fort anciens. ’