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DISCOURS PRFUMINAIKE.
exécutées, pour la France entière ou quelques-unes de ses parties, parMM. Boue, d’Omalius d’Halloy, Élie de Beaumont , Dufrénoy, Bron-gniarl, d’Archiac, Triger, de Gaumont, Lecocq, Rivière, Raulin,Desmarels, de Charpentier; pour diverses parties de l’Europe , parMM. William Smith, Greenough, Murchison, Dumont, de Buch,Hoffmann, Naumann , Partsch, Beudant, Virlet, Keilhau, Hisinger;pour les États-Unis, par Maclure, etc.
La paléontologie est aujourd’hui une partie essentielle de la géologie;elle a jeté un grand jour sur les questions relatives à l’âge des terrains,à leurs divisions, à la température de la surface du globe, pendant lesdiverses époques géologiques, etc. Nous parlerons de ses progrès àl’article qui lui est spécialement consacré.
La géologie, dont la haute importance ne peut être niée, a successive-ment absorbé des sciences qui jadis en étaient distinctes. Elle embrasseaujourd’hui la géographie physique, la géographie mathématique, lagéologie spéculative, l’oryelognosie, la géognosie, la géogénie, etc. ; enun mot, elle s’occupe de tous les faits et de toutes les hypothèses relatifsà l’histoire du globe. La forme de la terre, sa densité, sa températureextérieure et intérieure, les phénomènes magnétiques dont elle est lethéâtre , les mouvements oscillatoires de son écorce , le relief de sasurface, les phénomènes volcaniques, l’atmosphérologie, la répartitiondes eaux, rentrent dans le domaine de cette science.
Paléontologie. — La paléontologie, cette science si neuve encore etqui n’avait pas même été systématisée à la fin du xviii 0 siècle, a grandiavec la géologie, dont elle est devenue le plus puissant auxiliaire. Ellesoulèvera sans aucun doute le voile mystérieux dont sont encore couvertsles premiers âges de l’histoire du monde. Ici encore nous nommeronsG. Cuvier. Cet illustre naturaliste, faisant de l’anatomie comparée l’ap-plication la plus neuve et la plus brillante, tire des mondes entiers deleurs ruines, de leurs débris, et devient ainsi le créateur de la paléon-tologie positive, dont personne jusqu’à lui n’avait compris toute l’impor-tance. En 1796, il publia son premier mémoire sur les éléphants fossiles,et il est à remarquer que ce travail, qui ouvrait la carrière aux plus gran-des découvertes, fut lu le jour même oùTInstitultenaii sa première séancepublique. Deux ans après, il commençait la publication de ses beauxra vaux sur les ossements des platrières des environs de Paris . Depuiscette époque, Cuvier ne cessa de s’occuper de la recherche des osse-