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bradées éparses, linéaires, caduques. Fleurstrès grandes. Calice verdâtre à la surfaceinterne. Corolle blanche ainsi que l’andro-phore. Filets des étamines rabattus en formede parasol. Anthères rougeâtres.
Ce fameux colosse végétal constitue àlui seul le g. Adansonia. Cet arbre, d’abordobservé par Adanson dans la Sénégambie,a été retrouvé depuis au Soudan, au Dar-four et dans l’Abyssinie. Son tronc acquiertjusqu’à 25 pieds de diamètre, et, d’aprèsles calculs d’Adanson , dont l’exactitude pa-rait d’ailleurs assez douteuse, des milliersd’années sont nécessaires pour que l’arbreparvienne à ce monstrueux développement.Ce tronc immense est couronné d’un grandnombre de branches étalées horizontale-ment, remarquables par leur grosseur, etplus encore par leur longueur, qui est de50 à 00 pieds; d’où il résulte que souventleur propre poids en entraine l’extrémitéjusqu’à terre; aussi l’arbre, vu de loin, seprésente-t-il sous la forme d’une masse hémi-sphérique assez régulière, de 00 à 70 piedsde hauteur, et dont le diamètre a le dou-ble. Quant aux racines, qui courent pres-que à fleur de terre , leur longueur est enharmonie avec celle des branches. Adanson estime qu'elles s’étendent jusqu’à la dis-tance de 100 pieds.
L’écorce et les feuilles du Baobab possè-dent des vertus émollientes qui les font fré-quemment employer par les nègres du Sé-négal . Le fruit, nommé vulgairement painde singe, fournit aux Africains , dans la chairfongueuse qui enveloppe les graines, un ali-ment qu’ils estiment beaucoup. L’écorce li-gneuse de ce fruit et le fruit lui-même, lors-qu’il est gâté, servent aux nègres à faire dusavon, en tirant la lessive de ses cendres, et enla faisant bouillir avec de l’huile de palmier.Enfin, les habitants du Sénégal ont coutu-me de déposer dans les troncs creux du Bao-bab, les cadavres de ceux qu’ils jugent in-dignes des honneurs de la sépulture. (Sp.)
ADAPIS. mam. foss. —Nom employé quel-quefois pour le Daman et que Cuvier a ap-pliqué à un Pachyderme fossile d’une tailleun peu moindre que celle du Daman, et dé-couvert par lui dans le plâtre des environs deParis . Il avait à chaque mâchoire 4 incisi-ves, 2 canines et 14 molaires en séries conti-nues. Les collines pointues de scs dents le
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rapprochaient jusqu’à un certain point desInsectivores. (L. u.)
ADDUCTEUR ( Ad , vers; duclor, con-ducteur). asat. — Nom de plusieurs musclesqui rapprochent de l’axe du corps une par-tie qui en avait été écartée; ex. : adducteurde l'œil, adducteur de la cuisse, etc. (C. n’O.)
• ADDUCTOIIES (Addnco, j’amène), bot.cr.—H edvvig appelait ainsi les pistils avortésqu’on rencontre souvent le long, ou au basde la gaine, d’où part le pédoncule qui sup-porte la capsule dans les Mousses. C’est ceque M. llischoff désigne sous le nom d ’ Ar-clieijones. Y. ce mot. (C. M.)
ADÈLE. Adela. ins. — G. de l’ordre desLépidoptères, famille des Nocturnes, tribudes Tinéites, établi par Lalreille et quenous caractérisons ainsi ( Hisi. natur. desLépidoptères de France ) : Palpes inférieursgrêles, cylindriques, delà longueur de latète et très garnis de poils. Trompe longue.Antennes très rapprochées à leur base, trèslongues, et se terminant en un fil impercep-tible dans les mâles ; dans les femelles, beau-coup plus courtes et garnies «l’écailles quiles épaississent dans une grande partie deleur longueur. Tête petite , presque pyrami-dale avec les yeux gros et presque contigusdans les mâles. Corselet ovoïde. Abdomencylindrique, court et tronqué dans les mâ-les, plus long et conique dans les femelles.Pattes postérieures longues et [dus ou moinsvelues , suivant les espèces. Ailes supérieu-res, elliptiques; ailes inférieures plus cour-tes et ayant à peu prés la même forme. Tou-tes les quatre garnies d’une frange courte.
Ce g. est un démembrement des AlucitesdeFabricius, qui formaient un groupe assezincohérent; ce dont cet auteur s’est aperçului-même, en divisant depuis scs Alucites en2 g..comme l’avait fait Latreille; mais, sanstenir compte du travail de ce dernier, il con-serva le nom d ’Alucile aux Ad'clcs de l’en-tomologiste français , et imagina le nomA’Ypsolophe pour l’appliquer aux espècesauxquelles Latreille avait religieusementconservé celui d ’Alucile. — Les Adèles sontdes Lépidoptères très petits, ornés, la plu-part, de couleurs métalliques très brillan-tes. Ils se reconnaissent au premier coupd’œil à la longueur démesurée de leurs an-tennes et à leur port de friganes. On les ren-contre au printemps dans les bois, voltigeant