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AGA
AGA
altcint de un pied et demi à 2 pieds de long.Les fleurs de l'Agati coccinea, sont moinsgrandes que celles de son congénère, maisd’une écarlate brillante. Les graines de l’uneet de l’autre esp. sont comestibles, et se rap-prochent des haricots par leur saveur.
(Sr.)
AGATE bot. pii. — Synon. du g. Æscluj-nomene. (C. L.)
AGATINE et non Agathine. Achalina (à-jcxrviç, agate), moll. — C’est à Lamarck quel’on doit la création du g. Agatine-, admisdans presque toutes les méthodes , il a étéplacé dans le voisinage des Bulimes. Ayanteu occasion de faire à son sujet un assezgrand nombre d’observations, nous pensonsà présent que ce g. peut être supprimé sansinconvénient et rentrer dans le g. Bulime.Nous appuyons notre opinion , sur ce queles animaux des Bulimes et des Agatinessont identiquement semblables, non seule-ment à l’extérieur, mais encore dans toutesles parties de l’organisation. Ace fait impor-tant, nous en ajoutons un autre qui a aussiquelque valeur; c’est qu’il existe un passagetout-à-fait insensible entre les 2 g.; à cepoint qu’un assez grand nombre d’espècespeut indifféremment être rapporté à l’un età l’autre g. Nous discuterons plus en détaille g. Agatine au g. bulime. (Desh.)
AGATIUSE. moll. V. Agatiiirse.
"AGATOIDE. miv .-Épithète qu’on ajouteau nom de certaines pierres qui ont quelqueressemblance d’aspect avec l’Agate, quoi-qu’elles en diffèrent par leur nature chimi-que. Tel est entre autres l’Adinole ou Pétro-silex rouge de Sahlberg en Suède . (Del.)
AGAVE. Agave (àymét;, magnifique), bot.pii. — G. de la famille des Amaryllidées, oùil forme une petite tribu établie par Her-bert (App.ln ihe Hot.mag. 1821) sous le nomil’Agaveæ. Ce g. offre les caract. suivants :Ovaire infère. Cal. coloré, pétaloide, à 6divisions, infundibuliforme, portant 6 étam.saillantes,attachées à la partie supér. du tube.Le fruit est une capsule obovoide, oblongue,couronnée par le limbe calicinal, à 3 logescontenant chacune un grand nombre degraines planes, disposées sur 2 rangs. — Lesesp. de ce g. au nombre d’environ 15, sonttoutes originaires de l’Amérique méridio-nale. Ce sont de grandes plantes vivaces, àracine fibreuse, ayant le port des esp. du g.
| Aloës, c’est-à-dire présentant des fouillis al-I longées, aiguës, très épaisses et sueculeites,réunies en rosette, et généralement unetigeextrêmement courte. C’est du centre di cesfeuilles que part une hampe florifère eldé-pourvue de feuilles.
Parmi les esp. de ce g., nous citerons par-ticulièrement l’Agave d’Amérique ( AfaveammcimaL.', originaire de l’Amérique mé-ridionale , mais aujourd’hui naturalisée etdevenue presque indigène dans toute la ré-gion méditerranéenne. Elle y croît sur lesrochers maritimes dans les endroits expisésau midi. Onia cultive aussi pour en faire deshaies declôtureautourdeschampsou autourdes vignes dans les régions méridionales del’Europe, en Espagne , en Portugal , dans leroyaume de Naples et surtout en Sicile . Seslarges feuilles épineuses sur les bords, pous-sant par touffes très serrées et ayant quel-quefois? à S pieds de longueur, forment desclôtures presque impénétrables. C’est du mi-lieu de ces groupes de feuilles qu’on voits’é-lever avec une étonnante rapidité, unehampe gigantesque qui, dans l’espace quel-quefois d'une quinzaine de jours , acquiertjusqu’à 20 ou 25 pieds d’élévation. Les fleurstrès nombreuses sont d’un jaune sale. La flo-raison épuise tellement la plante qu’elle pé-rit toujours après avoir développé sa hampe.—On retire des feuilles de cette plante, quel’on connaît sous les noms vulgaires de Pilleou à’Aloës, des filaments soyeux très soli-des , avec lesquels on fabrique des cor-des et des étoffes. — Une 2" 1 ' esp. de ce g.non moins intéressante, c’est le Magneydes Mexicains, Agave cubensis Jacq. ( Am.p. 100), qui croît au Mexique et dans l’îlede Cuba . Elle ressemble beaucoup à la pré-cédente, quoique plus petite dans toutes sesparties. Ses fleurs, d’un blanc jaunâtre, sontdisposées en une sorte de panicule lâche,et répandent une odeurtrès suave. Ses feuil-les fournissent aussi des fibres très résistan-tes avec lesquelles on fait des cordes et destissus. Les Mexicains retirent de cette planteune liqueur sucrée, qui fermente facilementet dont la saveur rappelle un peu celle du ci-dre. Pour l’obtenir on enlève les feuilles intér.de la touffe, et par la cicatrice qui en ré-sulte , s’écoule un liquide transparent, d’unesaveur douce, qui, abandonnée à elle-même,fermente; mais qui, réduite par l’action du