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Tome premier.
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AGO

AGR

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le g. des Cottes. Lacépède établissait de soncôté le même g. sous le nom d ’Aspido-phore, que nous avons adopté comme dé-nomination française , dans notre Ichlhyo-logie. V. ce mot. (Val.)

' AGORES. Agorœ ( «yopouoç, grossier).arach. —Walckenacr a employé ce nom pourdésigner un petit groupe du g. Dysdera. Lescaract. qu’il lui assigne sont : Yeux de la li-gne antér. les plus gros; mâchoires arron-dies à leur extrémité. Côtés intér. parallèleset non divergents; inandib. inclinées perpen-diculairement. Les esp. que renferment cegroupe habitent l’Europe et l’Amérique .

(H. L.)

AGOSERIS (corruption d ’Ægoseris, ai'$,yof, chèvre; ai piç, espèce de chicorée), bot.pii. — Suivant M.De Candolle , ce g., éta-bli par Rafinesque , serait synonyme duTroximon de Gaertner. (J. D.)

AGOUTI, Aguti ou Cavia , L. ; Dusy-procta, III. mam. — G. de l’ordre des Ron-geurs, famille des Caviens. Ces jolis ani-maux, de la taille et presque de la formede nos Lapins, en diffèrent par une têteplus arquée , plus comprimée; des conquesauditives courtes, presque nues; un corpsplus étroit vers les épaules, plus développéen arrière; ils sont aussi remarquables parleurs poils droits, roides et cassants, géné-ralement de couleur noire à la base , jauneà la pointe , ce qui donne à quelques espè-ces un aspect verdâtre. Leurs caract. génériques sont : brièveté des conques auditi-ves ; état rudimentaire de la queue; 3 doigtsaux pieds postérieurs, de forme palmée;structure compliquée des dents molaires.L’émail exécute, en effet, dans la substanceosseuse, des plissements nombreux et variésqui ne permettent pas de confondre lesAgoutis avec les Cobayes et les Kérodons ,qui partagent avec eux les autres caractères.

L’Amérique méridionale , les Antilles , etmême le Mexique , sont la patrie des Agoutis.Us représentent là nos lièvres et nos lapins,autant par leurs allures et leurs mœurs quepar la qualité de leur chair, recherchéecomme un excellent gibier. Ils vivent dansles bois, se nourrissent d’écorces et de fruits,et ne se creusent pas de terriers ; ils se reti-rent dans des troncs d’arbres creux. On lesélève facilement en captivité; ils vivent alorsdans nos climats, mais ne perdent jamais

T. i.

complètement leur naturel craintif. Le Mu-séum d’hist. nat. de Paris en a possédé et enpossède encore, qui s’accouplent souvent,mais ne se reproduisent que très rarement.Le nombre de leurs petits est ordinairementpeu considérable: il est de deux seulementselon Rutfon et Azara, de quatre à cinqs’il faut en croire Laborde. On assure queces animaux se défendent bien , qu’ils mor-dent cruellement quand on les touche ; il estcertain qu’ils manifestent leur colère, soiten grognant, soit en hérissant leurs poils aupoint de les faire tomber, comme il arriveaux piquants du porc-épic. Les espèces dece g. sont au nombre de trois : 1° L’Agoutiproprement dit (Cavia Aguti des auteurs lin—néens; Dasyprocta Aculi, 111., Desm.; Ruffon,t. vin , pl. f>0 ; Azara, t. n, p. 26) ; le jaunedomine sur son pelage, et lui donne un as-pect verdâtre. C’est ce qui avait fait donnerà ce g. entier, par Fréd. Cuvier, le nom troprestreint de Cltloromys (rat verdâtre). 2° L’A-kouchi ( Dasyprocta Acuschy, Desm. ; Bu fl'.,Suppl., t. ni, pl. 36; Schreb , pl. 171, B),de couleur brune, tiquetée de fauve, lespoils du dos formant un manteau plusfoncé. La queue est un peu plus longue quecelle du précédent. 3° L’Agouti iiuppé (Dusy-procta cristala Geoff. §{.-W.,Mênag. du Mu-séum,pl. 3,5'’ livraison), établi parM.GeoffroySaint-Hilaire ; de couleur très foncée; des-sus de la tète, col et pattes tout-à-fait noirs.Lorsqu’il est irrité, il relève les poils de sanuque et de son cou comme une sorte decrinière.

Le Cavia ruvestris , rapporté par quelquesauteurs aux Agoutis, appartient au g. ké-rodon, et l’ Agouti palagonien au g. doli-ciioti. y. ces mots. ( A. Antelme. )

*AGRA ( i/çju , proie ). iss. — G. de Co-léoptères pentamères, famille des Carabi-ques, établi par l’abricius et adopté parLatreille, ainsi que par M. Dejean qui leplace dans sa tribu des Tronealipennes, enlui assignant les caractères suivants : Cro-chets des tarses dentelés en dessous. Dernierarticle des palpes labiaux très fortementsécuriforme. Les 3 premiers articles des tar-ses plus ou moins larges, triangulaires oucordiformcs ; le pénultième bilobé. Corpsallongé et étroit. Tète ovale, très rétréciepostérieurement, et tenant au corselet parun col court, dont elle est séparée par un

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