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Tome premier.
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Geoffroy, et principalement caractérisé par :Des antennes filiformes, composées de sixarticles, des yeux échancrés, des ailes ova-laires, n’ayant qu’une seule nervure et lestarses formés de deux articles.

Les mâles et les femelles sont ailés ; leslarves sont très différentes des insectes par-faits, et les nymphes demeurent immobilesaprès s’être formé une couverture de leurpeau de larve. — La seule esp. connue estl’ Aleijrodes Cheliilonii Latr., répandue danstoute l’Europe, où elle vit sur la Grande-Éclaire ( Chelidonium majus). (lit..)

ALF'ONSIA (Alphonse d’Esl, duc de Fer-rare). bot. pu. — G. de Palmiers , établi parMM. Kunth et Humboldt dans les Nova Gé-néra, 1 , p. 307. Ce g. a été reconnu par M. Mar-lius comme identique avec YElaïs de Jac-quin et la seule esp. qu’il comprenait, YAl-fomia oleijera Humb. et Kunth LC. ne pa-raît pas différer de YElaïs melanococca deGærlner. Il est connu sous le nom vulgairede Corozo, et fournit une huile désignéedans les parties basses de la Colombie ,où il croît, sous le nom de Manleca del Co-rozo. V. Elaîs. (Ad. Br.)

ALF'REDIA (nom d’homme), bot. pii. —Nom donné par Cassini à un g. de Compo-sées de la tribu des Cynarées. Ses caractèressont : Capitules homogames, multi et équa-liilores ; involucre hémisphérique, composéd’éeailles scarieuses, oblongues, appendi-culées; les extérieures lacérées, spinescentcsausommet; les intérieuresorbiculaires, con-caves. Le réceptacle couvert de fibrilles li-bres. Corolles 5-fides, presque régulières,à limbe du double plus long que le tube ;filets des étamines libres , légèrement sca-bres; anthères terminées au sommet par unappendice long et aigu, à la base par desqueues plumeuses. Les branches du stylepresque soudées et réunies au sommet. Lesfruits obovés, comprimés, striés, couronnéspar une aigrette longue, bisériée, à soiesextérieures plus courtes, barbellulées. —L ’Alfredia est une plante vivace, dressée,à feuilles blanches en dessous, épineuses surles bords; les inférieures cordées, à pé-tiole légèrement ailé; les supérieures sessi-les, semi-embrassantes. Capitules penchés,à corolles jaunâtres. La seule espèce connueest originaire de Sibérie . (J. D.)

•ALGAROBIA, DC. bot. pii. —M.De Can-

dolle ( Prodr . n, p. 4-16) donne ce nom à unesect. du g. Prosopus , caractérisée par desanth. non glanduleuses. (Sp.)

ALGAZELLE (nom arabe de la Gazelle)imam. — Espèce du groupe des antilopes.V. ce mot. (l.-G. S.-H.)

ALGÉRIENNE, rioll. — On donne vul-gairement ce nom à une grande esp. deMoule édule que l’on trouve particulière-ment sur les côtes d’Alger , et qui probable-ment est une variété du Mylilus gullo-prn-vincialis. (Desii.)

ALGIRE. rf.pt. — Nom donné à tort parCuvier à un g. de Lacertiens, déjà établisous celui de Tropidosaure. V. ce mot.

(G. B.)

" ALGOLOGIE {Atga, algue; \iy o;; dis-cours). bot. cr. — Mot hybride qui ne doitpas plus être conservé que celui d’Algologue.V. Piivcologie. (C.M.)

ALGEE, algues. bot. crypt. — Les an-ciens n’étaient pas bien d’accord sur le sensà attacher au mot Aigu. Ils comprenaient eneffet sous ce nom, non seulement la plupartdes végétaux qui croissent dans la mer,mais encore quelques Lichens, entre autresl’Orseille ( Rocella ), qu’ils nommaient Aigutinctaria; mais Pline , qui a introduit ce nomdans l’histoire naturelle, désignait les IIIvespar le nom de (3pdov. Les modernes ne s’en-tendent guère mieux sur la signification pré-cise de ce mot. Tournefort plaçait des Pha-nérogames et des Polypiers parmi ses Algues,qui forment une section de sa 17 me classe.Linné vint ensuite , qui réunit sous le nomd’Algœ une foule d'êtres hétérogènes , telsque les Hépatiques, les Lichens, les Phy-cées, le Chara, les Trémelles et les Bys-sus.

Dans son immortel Généra , Jussieu a bienséparé de cefarrugo, les Hépatiques, dontil a fait une famille, et le Chara; mais il aconservé parmi les Lichens , les Hypoxyléesd’une part, et de l’autre les Byssus, auxquelsil assimile les Conferves, sans doute à causede leur texture filamenteuse, rapprochement,au reste, pardonnable à cette époque, où l’onconnaissait mal les uns et les autres. De-puis la science a fait d’immenses progrès.Quoique négligées dans beaucoup de pays,dédaignées même dans quelques uns, et re-gardées comme indignes d’occuper un in-stant l’esprit d’un homme raisonnable , les