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meubles de vase, de sable, de graviers et deblocs plus ou moins volumineux, qui, enélevant peu à peu les portions du sol inondéjusqu’au niveau des eaux et même au-des-sus, contribuent à augmenter l’étendue dusol exondé, à changer la forme des rivages,à modifier le cours des eaux et à déplacerles embouchures. On confond assez généra-lement les Alluvions avec les A Hérissements,qui pourraient cependant en être distinguéssi l’on voulait indiquer par ceux-ci les ac-cumulations produites sur les rivages marinspar l’action des eaux marines, tandis quel’on réserverait le nom d’Alluvions aux effetsanalogues produits par les eaux douces cou-rantes.
On a long-temps nommé les terrains ter-tiaires, terrains d’Alluvion ; mais il s’est for-mé des Alluvions à toutes les époques ; il nepeut donc pas y avoir des terrains, mais desformations d’Alluvion. F. Formation, Ter-rain, Attérissement. (C. P.)
'ALLUVIUM {alluo, couler sur), c.éol. —Terme général employé, pour ainsi dire,comme personnification de l’ensemble deseffets alluviens, en opposition à celui deDiluvium, créé pour représenter les résultatsmatériels du Déluge . Cette distinction entreYAltuvium et le Diluvium étant fondée surune hypothèse plutôt que sur les faits, il estimpossible de donner des caract. différents àchacun d’eux. On a bien dit que 1 'AUuviumétant le résultat de causes lentes et successi-ves, les dépôts formés par celles-ci devaientêtrestratifïés, tandis que le Diluvium ne pou-vait se présenter que comme une accumu-lation de débris irrégulièrement disposés;mais il a été bien difficile de faire l’applica-tion de ces principes établis à priori. {V. Di-luvium et Déluge .) (C. P.)
•AIAUX (Allux, orteil), ins. —Nom donnépar Kirby à l’avant-dernier art. du tarse desInsectes, quand il offre quelque chose de re-marquable. Ex. : g. Curculio. (D.)
ALMAGUAou ALMAGRO. min. —Sorted’argile ocreuse-rougeâtre, que l’on réduiten poudre fine, et dont on se sert dans l’Inde en guise de fard, et en Espagne pour colo-rer le tabac. On l’emploie aussi sous le nomde Rouge indien pour polir les glaces et net-toyer l’argenterie. (Del.)
*AE\IANDIX. min. —Lesanciensont donnéce nom à une pierre rouge, que l’on croit
être le grenat oriental ou le rubis-spinelle.M. Beudant s’est servi de la dénominationd’Almandine pour désigner une des esp. dug. Grenat, savoir : celle qui est à base d’a-lumine et d’oxyde de fer, et dont les princi-pales variétés sont d’un rouge violet. (Del.)
ALMANDINE. min. — F . Alabandine.
(C. il’O.)
'ALIMEIDEA. bot. rn. — G. appartenantaux Diosmées d’Amérique, dédié parM.Aug.deSt.Hilaire, à Don J. R. Pereira de Almeida,noble portugais dont le crédit et l’amitié fa-vorisèrent ses recherches scientifiques auBrésil . Il a les caract. suivants: Cal. court,6 parti-fide ou denté. Pétales 5, beaucoupplus longs, libres dans toute leur étendue,égaux, spatulés. Filets 5, plus courts que lespétales , libres , aplatis, hérissés antérieure-ment, au-dessusile leur milieu, d’uneloufTede poils; portant chacun une anthère en formede cœurétroil et allongé. Ovaires 5, entourésà leur base d’un disque cupuliforme, soudésinférieurement entre eux, glabres; autantde styles partant de leurs sommets , se rap-prochant aussitôt et se soudant en un seul,que termine un stigmate en tête à 5 lobes.Le fruit est réduit à 2 coques, ordinairementI-spermcs. L’embryon offre de grands coty-lédons incombants, pliés dans leur longueur,sans compter de nombreuses et profondesrides transversales, et cachant la radiculequi naît d’une échancrure de leur sommet etse dirige obliquement vers lepointd’attache.— On connaît de ce g. 5 esp., toutes brési-liennes. Ce sont des arbres ou des arbris-seaux, à feuilles allernes, quelquefois op-posées vers lesommet des rameaux, simples,très entières, portées sur un pétiole noueuxsupérieurement.Les inflorescences terminentles rameaux qui sont simples et nus au-dessousd’elles, puis divisés en paniculesouen thyrsesavec des bractées à la naissance des pédon-cules et deux bractéoles sur chaque pédicelle.Les fleurs sont blanches, rouges, lilas oubleues. (Ad. J.)
"ALMTES ( Alnus, nom latin de l’Aune).bot. foss. —M.Gœpperta décrit, sous le nomd’Aluites Kefersteinii, un des fossiles lesplus intéressants des terrains tertiaires, parla conservation des parties de la fructifica-tion. En effet, dans les lignites bruns deSalzhausen, près Nidda en Wettéravie , ona trouvé plusieurs rameaux, les uns avec des
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