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Tome premier.
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AMA

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une dent apparente, simple ou bifide, lan-guette coriacée avec des paraglosses mem-braneux ; palpes filiformes, dont le dernierarticle forme un ovale allongé ; ély très striées,sans pointe, acuminées postérieurement oulégèrement arrondies, non tronquées; ab-domen composé de six segments ; pattes plussouvent courtes que longues ; toutes les jam-bés années de deux épines à leur extrémité ;jambes antérieures fortement écbancréesentre ces deux épines ; crochets des tarseslisses, sans épines; les trois premiers arti-cles des tarses dilatés dans le mâle; trian-gulaires ou cordiformes, revêtus en dessousd’un duvet.

Les Amaroides sont des Coléoptères de pe-tite taille, qui ne se trouvent guère quedans les parties froides et tempérées de l’hé-misphère septentrional. Si l’on en rencontrequelques uns à une latitude plus méridio-nale , c’est sur des plateaux très élevés, donte climat se rapproche de celui de la zônetempérée, comme, par exemple, ceux duMexique . Les larves de ces Insectes viventdans la terre, et atteignent ordinairement,avant leur métamorphose, une longueurdouble de celle de l’insecte parfait. Toutesse ressemblent tellement entre elles, qu'ilest difficile d’en distinguer les espèces; leurforme générale est la même que celle desZabms et des Pœcitus. Le développementde la plupart de ces larves, depuis l’étatd’œuf jusqu’à celui de nymphe, ne dureguère que six à huit semaines; elles nerestent que la moitié de ce temps à l’état denymphe. L’apparition des Amaroides, à l’é-tat parfait, coïncidant en général avec le re-tour de la belle saison , a lieu, par consé-quent, d’autant plqs tôt que le climat estplus tempéré. Cependant, Zettersteit ( Faun.Lapp., i, pag. 211) assure en avoir vu courirgaimenl sur la neige, avant les chaleurs del’été. Ordinairement ils se tiennent cachéspendant le jour sous terre, sous la mousse,sous l’herbe ou sous des pierres, et ce n’estqu’à l’entrée de la nuit qu’ils quittent leurretraite pour chercher leur nourriture et s’ac-coupler. Si donc on en rencontre courant ausoleil, c’est qu’ils ont été forcés, par unecirconstance quelconque, de déserter leurretraite. La moelle des graminées et les ra-cines succulentes forment leur principalenourriture; cependant ils mangent aussi les

larves et les nymphes des autres Insectes,lorsqu’ils sont assez forts pour s’en em-parer. Les espèces qui ont des ailes ne s’enservent pour voler que pendant le crépus-cule , par un temps très calme. En géné-ral , ils sont très agiles et courent très vite.

(D.)

* AMARYGMLS (àpâpvypa, splendeur).ins. — G. de Coléoptères hétéromères, fa-mille des Hélopiens, établi par Dalman etadopté par M. Dejean dans son dernier Ca-talogue. Il y rapporte 10 esp., dont une dela Nouv.-Hollande, 2 de Java , 3 des Indesorientales, 2 du cap de Bonne-Espérance ,1 dont la patrie est inconnue, et enfin 2 desPhilippines . Nous citerons parmi ces der-nières VA. œreus Daim, comme type du g.

(D.)

* AMARYLLIDACEES (Amaryllis, ci-dessous ). bot. ph. — M. Herbert appelleainsi un groupe de végétaux qui comprend ,avec les genres qui forment la vraie familledes Amaryllidées, plusieurs g. appartenantà d’autres familles naturelles. M. Lindleyadopte le même nom pour la famille desAmaryllidées de Rob. Brown ( V. Amaryl-L IDÉES ). (A. R.)

AMARYLLIDÉES. Amaryllideœ (Amaryl-lis, nom myth.). bot. pii. —Fam. naturelle devégétaux monocotylédonés, à ovaire infère ,qu’on peut caractériser de la manière sui-vante : La racine, fibreuse, est ordinairementsurmontée d’un bulbe à tuniques concentri-ques.Lesfeuillessont radicales,rarement cau-linaires, de figure très variée. Les fleurs, sou-vent très grandes et peintes de couleurs ex-trêmement brillantes, sont tantôt solitaires,tantôt diversement groupées, mais le plussouvent en sertule ou en ombelle simple.Elles sont accompagnées, à leur base, de spa-thes scarieuses plus ou moins colorées. Le ca-lice, formé de six sépales, dont trois un peuplus intérieurs, est soudé par sa base avecl’ovaire infère; il forme, en général, un tubeplus ou moins allongé. Les étamines, aunombre de six, sont opposées aux sépales,tantôt incluses dans le tube auquel elles sontinsérées, tantôt saillantes. Dans un certainnombre de genres, on voit, en dehors desétamines et adhérente à la gorge du calice,une couronne pétaloide formant quelquefoisune sorte de godet à six lobes, que quelquesbotanistes considèrent comme une seconde