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Tome premier.
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l.a 1" esl, sans aucun doute, \'Ammonitespmbriatus : le Cabinet du Roi possède les 3fragments du même échantillon qui exis-taient dans le cabinet de Lamarck, et surlesquels ce savant a établi le g. et l’espèce. Ildit qu’on l’avait trouvé dans les grandes In-des; et, en effet, il m’a souvent répété que cefossile dont il faisait grand cas, avait été rap-porté par le secrétaire de la colonie de Pon-dichéry qui l’avait donné au fils de M. lecomte de liuffon, de qui il le tenait. Jene sais pas pourquoi Lamarck a oubliéde citer cette petite anecdote, qui donneplus de valeur à ce morceau, non pas àcause de sa nature spécifique, mais parcequ’elle prouve que le lias des Indes contientla même esp. d’Ammonites que celui de no-tre continent. Je suis d'autant plus satisfaitde l’identité fournie par l’examen de l’Am-monite possédée par Lamarck , que, parmi lesAmmonites rapportées par Jacquemont, ils’y trouve aussi un fragment de Y Ammoni-tes fimbriatus. Quant à la seconde esp., Y Am-monoceraliles compressa , Lamarck l'a éta-blie d’après un échantillon de la collectionde M. De France , que j’ai sous les yeux,grâce à l’amitié dont m’honore ce célèbrepaléontologiste. Ce corps n'offre pas de ca-ract. suffisants pour le classer avec certi-tude, parce que ce n’est que le remplissagedu moule creux de la coquille qui avait étédétruite dans la roche. C’est un corps courbéen croissant, comprimé, atténué et mousseà une extrémité, plus gros, mais rompu àl’autre. 11 est arrondi sur le côté internecomme sur le côté externe ; des côtes trans-versales s’élèvent du bord concave pour sejoindre à celles du côté opposé sur le bordconvexe. D’ailleurs on ne voit aucun indicede cloison, et cela résulte nécessairement dece que nous examinons au moule.

La courbure du corps, la nature des cô-tes, et même encore l’aplatissement, donnentà ce fragment la plus grande ressemblanceavec celui que l'on pourrait tirer de VAm-monites planulites ; mais comme les côtes s’é-tendent sur le côté concave, on doit en con-clure que ce fragment n’appartenait pas àune coquille enroulée sur elle-même et àbords contigus, comme dans les Ammonites.Je ne crois pas aussi qu’on puisse supposerqu’il provienne d’un Crioceras dont les toursne se touchent pas, parce qu’il est lui-même

coupé carrément à l’intérieur, et que les! côtes ne s’avancent pas jusqu’au milieu ducôté interne et aplati. Il est plus probableque la coquille qui a donné naissance à cemoule était vraisemblablement une Harnitcd’une esp. particulière , mais qui, je le ré-pète, ne peut pas être suffisamment caracté-risée par l’examen du seul échantillon quepossède M. De France . Ce que l’on doit con-clure de cette discussion, c’est que le g.Ammonocérate ou Ammonocératile, commuon voudra le nommer, ne doit pas être con-servé. (Vajl.)

AM.MONOCÉKATITE. moll. — V. Am-

MOKOCÉRATE.

* AMMONOIDES ( apLfxwv, wvoç, ammo-nite \F. Ammonées]; tTJoç, apparence), fo-ram. — Nous avons donné ce nom ( Tubl.métlt. des Cépkal.) à notre 3 mc section de lafamille des Hélicostègues, pour les g. dontla spire est apparente des 2 côtés. Aujour-d’hui nous supprimons cette coupe ; les esp.qui la composent étant fondues dans nosfamilles des Turbinidées et desNautilidées.(F. ces mots.) (A. n’O.)

AMMOPIIILA ( âu-mj-, sable ;9i)o'ç, ami),i ns. — G. de notre famille des Sphégiensou de la grande famille des Fouisseurs doLatrcille, et de sa tribu des Sphégides, ordredes Hyménoptères, établi par Kirby et adoptépar tous les entomologistes. Les caract.essentiels de ce g. sont tirés: delà forme li-néaire du corps ; des mandib. longues, ar-quées et tridentées; des mâchoires et de lalanguette fort longues ; et des ailes dont la2 me cellule cubitale reçoit les 2 nervures ré-currentes.—Du reste les Ammophila se rap-prochent beaucoup du g. Spltex; leurs esp.sont assez nombreuses et répandues dansles diverses parties du monde. Celle que l’onen considère comme le type est Y A. sabulosa(.Spltex sabulosa, L ), commune dans la plusgrande partie de l’Europe . La femelle creusedans le sable un trou assez profond , danslequel elle apporte une chenille qu’elle blesseau moyen de son aiguillon; elle dépose en-suite un œuf dans le trou elle ferme avec desgrains de sable. (Bl.)

"AMMOPHILA ( a^ujioç, sable ; <pîl05, ami).bot. rit. — G. de la famille des Graminées,tribu des Arundinacées, établi par Host etadopté par un grand nombre d’agrostogra-phes. Voisin du g. Deyetixia, il offre les ca-