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ANDROPHORE. Androphorum [i'Ap,d-jfpds, homme ; qui porte), bot. pii.— Quelques botanistes, et spécialement M.De Mirbel, ont proposé d’appeler ainsi lefaisceau ou les faisceaux formés par la sou-dure des filets staminaux, quand les étami-nes sont monadelphes, diadclphes ou polya-delphes, ou même chacun des filets des éta-mines en particulier. Dans ce dernier cas, lemot Androphore est, comme on voit, syno-nyme de filet staminal. Voy. étamine.
(A. R.)
ANDROPIIYLAX, Wendl. [dnp, dv-dpés, homme ; çniî.ttç, gardien, protecteur).bot. pii.— Syn. du g. Cocculus, DC.,de lafamille des Ménisperinacécs. (Sp.)
ANDROPOGON ( dvip, d-jfpdt, hom-me ; iriywv, barbe ). bot. pii. — L’un desplus grands g. de la famille des Graminées,type de la tr. des Andropogonées , qui secompose de plus de 150 esp., la plupart exo-tiques, quelques unes cependant croissantdans les contrées méridionales de l’Europe .Le prof. lÂunth , dans son Agrostographie ,a réuni à ce genre les genres Sorghum,Ilolcus et Centrophorum ,, et lui assigne lescaractères suivants : Fleurs disposées en é-pis solitaires, géminées, fasciculécs ou enpanicules. Epillets géminés ou ternés ausommet : l’un complet et muni d’arête ;l’autre stérile, rudimentaire, et ordinaire-ment dépourvu d’arête. Le premier a deuxfleurs : l’une inférieure , neutre et unipaléa-cée ; l’autre supérieure, hermaphrodite, trèsrarement femelle, composée de deux écaillesqui deviennent dures et coriaces, et sontmutiques. Les paillettes de la glume sontplus petites, minces et presque transparen-tes; l’inférieure est longuement aristéc. Lesétamines au nombre de trois ; l’ovaire gla-bre ; les styles terminés par deux stigmatesplumeux ; les paléoles tronquées et ordinai-rement glabres ; le fruit glabre , environnépar les écailles.
En rétablissant le g. Andropogon à peuprès dans les limites qui lui avaient été as-signées par Linné , M. lviinth y a, par con-séquent , réuni plusieurs des g. qui n’enétaient que des démembrements, et, entreautres , YAnatlierum de Palissot de Beau-vois, Ylleteropogon de Persoon, le Colladoade Cavanilles, etc. Ainsi constitué , c’est,sans contredit, un des g. les plus nombreux
en£sp. dans toute la famille des Graminées.On en compte 174 dans YEnumeratio plan-tarum de SI. Kunth , qui a paru il y a déjàsept ans, c’est-à-dire en 1855.
Quelques esp. du g. méritent d’être citéesà cause de leurs propriétés : 1» Y Andropo-gon muricatus (Ketz, t. III, p. 45 ), ou A.squarrosus (L., Suppl. , p. 455), originairede l’Inde , fournit cette racine odorante, au-jourd’hui si connue sous le nom de vétiver,et qui sert à aromatiser le linge et les ha-bits. C’est à tort qu’on a voulu en faire ung. distinct sous le nom de Vetiveria.
2» La racine de Y And. nardus L. est unedes esp. que les anciens désignaient sous lenom de Nard indien. Elle est aromatiqueet excitante; mais on ne l’emploie plus au-jourd’hui.
5» L ’Androp. schœnanthus L. offre éga-lement une racine, mais surtout une tige etdes feuilles très aromatiques, qu’on emploieencore aujourd’hui dans quelques prépara-tions pharmaceutiques très compliquées,comme la Thériaque et leDiascordium.
(A. R.)
*ANDROPOGONEES. [Voy. ANimo-i'OGon.) iiot. eu.—L’une des tribus établiespar le prof. Ivunth dans la famille des Gra-minées. Elle contient entre autres les g.Andropogon, Erianthus, Saccharum, etc.,etc. Voy. graminées. (A. R.)
ANDROSAOE ( nom d’une plantedans Dioscoride ). polyp. — Nom donné ,par les anciens botanistes, à l’Acétabulaire dela Méditerranée. (Duj.)
* ANDROSAGE («vfyoWv], nom, dansDioscoride , d’une plante aujourd’hui indé-terminée ; ù'à-r'np, dpi;, homme, et de uizo;,bouclier ; allusion à la forme pcltée des feuil-les). bot. CR. — Boccone ( Museo di piant-erare, p. 145) appelle ainsi une petite espèced’Agaric, à cause de sa ressemblance avecla fleur qui porte ce nom. lYAgaricus an-drosaceus Linn. croît très abondamment enautomne sur les feuilles et les rameaux deplusieurs arbres, et particulièrement duchêne. Son chapeau est mince, membra-neux , convexe ou légèrement déprimé aucentre, plissé, et d’un roux très pâle. Leslames sont simples, blanches, adhérentes aupédicule, qui est filiforme, plus ou moinsallongé, fistuleux, lisse, sillonné suivant salongueur, et d’un brun noir brillant, fl ar-
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T. I.