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qui s’accordent rarement avec celles d’or-ganes plus essentiels, ne les rendent propresqu’à fournir des caractères tout au plus dutroisième ordre dans les coupes génériques ;mais il n’en est pas de même pour les gran-des divisions. Ainsi M. Duméril , dans saZoologie analytique, s’en est servi pourdiviser l’ordre des Lépidoptères en quatrefamilles, qu’il nomme Uhopalocères ou Glo-bulicornes, Clostéroc'eres ou Fusicorncs,JSématoc'eres ou Filicornes, Chétocères ouSéticornes. M. Boisduval s’en est égalementservi, mais seulement pour établir deuxgrandes divisions dans ce même ordre, àsavoir : les Uhopalocères et les Uétérocères.Dans les Coléoptères, on compte quatrefamilles, qui tirent leurs noms de la formedes antennes, à savoir:les Clavicornes, lesLamellicornes, les Taxicornes et les Longi-cornes. Au reste, si les antennes ne peuventfournir de bons caractères génériques, ellessont très utiles pour servir à distinguer unsexe de l’autre. C’est une règle constanteque celles des mâles sont toujours plus dé-veloppées que celles des femelles, et souventtrès différentes non seulement pour la for-me, mais pour le nombre des articles. Nousciterons ici quelques exemples des plus sail-lants à l’appui de cette assertion. Dans cer-tainsLongicorfies(Lajma,As<ÿnom«s, Acttn-thocinus ), et quelques Curculionites {An-thribides), celles des mâles sont deux ettrois fois plus longues que celles des; femel-les. Le mâle de la \llhipicera marginata a32 articles aux siennes, tandis que la fe-melle n’en a que 11. Chez le Hanneton Fou-lon , la massue feuilletée des antennes a dixfois plus d’étendue dans le mâle que dansl’autre sexe. Mais c’est surtout sous le rap-port de la forme que ces organes offrent lesdifférences les plus frappantes entre lesdeux sexes.;Dans les Bombyx, les Rhipice-res, les Lampyres, certaines Tenthrédines,certaines Tipules, on reconnaît au premiercoup d’œil les mâles aux rameaux plus oumoins nombreux dont est garnie la tige desantennes, tandis que cette tige est simple-ment en scie, ciliée , sétacée ou monilifor-me, dans les femelles. Il en est de même dug. Cérocome, dont les antennes, presquefiliformes dans les femelles, sont très épais-ses et d’une forme très compliquée dans lesmâles.
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Telles sont les considérations les plus es-sentielles auxquelles donne lieu l’examendes antennes dans ceux des animaux arti-culés qui en sont pourvus.
(D. et A. Dupotvchel.)
ANTENNES. Antenna!. poiss . — Dé-nomination très peu usitée en Ichthyologie pour désigner les appendices filiformes queportent certaines Scorpèncs, la plupart desBlennies, et les espèces démembrées de cesg. L’expression la plus employée pour nom-mer ces organes est celle de tentacules.
(Val.)
ANTENNULAIRE. Antennularia( antenna, antenne ). polyp. — Le genreAntennulaire de Lamarck ou Nemertesie deLamouroux se compose de Polypiers flexi-bles de la famille des Sertulariens, dont latige est articulée, et garnie tout autour debranches courtes et grêles, sur lesquellessont placées sur un seul rang de petites cel-lules sessiles et campanuliformes. (M. E.)
ANTENNULAIRE. Antennularius(i antenna, antenne), crust. — Anneau an-tennulairc ou second segment céphaliquedu squelette tégumentairc des Crustacés.
(M. E.)
ANTENNÏJLES. Antennulœ (dimin.d 'antenna, antenne), ms. — Synon. de pal-pes chez les anciens entomologistes, princi-palement pour désigner les palpes maxillai-res, qui, dans beaucoup d’insectes, ressem-blent à de petites antennes ; mais cette ex-pression vicieuse n’est plus employée depuislong-temps. Voy. palpes. (D.) :
ANTENOR. Antenor ( nom mythol. )for a Mm. — Genre établi par Montfort( Conchyl. syst. , p. 70 ) pour une des nom-breuses variétés delatRobulinacalcar. Voy.ROBULraE. (A. d’O.)
ANTENORON (î Wws, nom pro-pre ). bot. pii. — Genre de la famille desPolygonacées , tribu des Polygonées vraies,formé par Rafincsque (Flor.Ludov. t. VIII),et rapporté en synonymie au g. Persicaria ,Tourn., qui n’est lui-même qu’une sectiondu grand genre Polygonum. Voy. cesmots. (C. L.)
ANTÉON. ms. — Genre de la familledes Oxyuriens, de l’ordre des Hyménoptè-res, section des Térébraus, établi par Ju-rine (Nouv. Méth. de cl. les Hym.}, adoptépar Latreille, Nees von Esenbeck , etc.,